Coquille Saint Jacques: rencontre au sommet entre pêcheurs français et britanniques

6 septembre 2018 Par

Une semaine après les vifs affrontements entre pêcheurs britanniques et français, les représentants de ces derniers doivent se rencontrer mercredi à Londres en vue de trouver un accord.

Des affrontements violents entre pêcheurs britanniques et français

La guerre de la coquille Saint Jacques fait rage, dans le Channel. La semaine dernière, une vidéo rapidement devenu virale avait été publiée, dévoilant la violence des affrontements, en pleine mer, qui opposent pêcheurs français et britanniques, au sujet d’une ressource précieuse et toujours prisée des consommateurs : la coquille Saint Jacques.

Mardi 4 septembre dernier, le ministre de l’Agriculture et de la pêche, Stéphane Travert, avait déclaré vouloir en finir avec ces affrontements. "Il faut trouver un accord pour parvenir à une gestion durable et efficace de la ressource en coquilles Saint Jacques. On ne peut pas continuer dans cette situation-là, on ne peut pas avoir des heurts comme cela" avait-il alors précisé.
 

Un nouvel accord en vue?

Des paroles entendues par les responsables du secteur, qui se rencontrent depuis 13h, mercredi 5 septembre, dans un bâtiment du ministère britannique de l’Environnement et des Affaires agricoles, à Londres. Parmi les participants, on retrouve notamment Dimitri Rogoff, président du comité régional des pêches de Normandie, mais encore Mike Park, responsable de l’association de pêcheurs écossais Scottish White Fish Producers Association.

Les Français souhaitent un accord qui contraigne tous les bateaux, quelle que soit leur taille. Les pêcheurs britanniques exploitent en effet une faille leur permettant de ne pas respecter le calendrier de pêche français, à condition que leurs bateaux fassent moins de 15 mètres. Précisons que le Brexit a ravivé les tensions dans ce secteur hyper concurrentiel, et surtout très réglementé côté français, mais où les règles sont moins strictes côté britanniques.

Dominique Lamort, contrôleur qualité chez Normandie Fraîcheur:

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"Les Anglais n’ont aucune date de début ou de fin de pêche. Ils peuvent pêcher quand ils veulent. On voit qu’ils sont venus cette année à partie de la deuxième quinzaine d’août, ce qui est problématique pour nous. Idéalement, il est clair et net que la ressource est commune, mais il faudrait que l’on ait au moins les mêmes règles du jeu, notamment sur les dates d’ouverture" explique Dominique Lamort, contrôleur qualité chez Normandie Fraîcheur.

En attendant un éventuel accord, la Marine nationale françaises s’est dite prêtre à intervenir afin d’empêcher de nouveaux heurts entre les flottilles de pêche.