Elections municipales 2020: le tour de France RCF

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Les 15 et 22 mars prochains, les Français voteront pour les élections municipales. A cette occasion, RCF vous invite à un tour de France axé sur l'engagement et la proximité

SOIRÉE ÉLECTORALE - PREMIER TOUR DES MUNICIPALES 2020 - Résultats, analyses, réactions. La rédaction de RCF se mobilise pour vous faire vivre le premier tous des élections municipales 2020.
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A l'occasion des élections municipales, RCF vous invite à un tour de France en partenariat avec l’Association des Maires Ruraux de France. Un tour de France des préoccupations de la ruralité, des campagnes, et des élus chargés de les faire vivre. 

Le calendrier 

- Jeudi 16 janvier à Brioude (RCF Haute-Loire), sur le thème de la culture

- Jeudi 30 janvier à Signes (RCF Méditerranée), sur le thème de l’économie et de l’emploi

- Jeudi 11 février à Beaucamps-Ligny (RCF Hauts de France), sur le thème de l’éducation

- Jeudi 27 février à Pont-Sainte-Marie (RCF Aube Haute-Marne), sur le thème de la santé

- Jeudi 12 mars à Beaupréau-en-Mauges (RCF Anjou), sur le thème de la mobilité

A chaque journée spéciale, le programme sera le suivant : 

- 8h10 : Le Grand invité de la Matinale RCF. Une personnalité de l’AMRF sera en duplex avec Stéphanie Gallet.

- 9h - 10h : Le temps de le dire. Antoine Bellier, accompagné d’un journaliste de la locale RCF, recevra des invités autour d’une thématique des Municipales en ouvrant aux dimensions nationales.

- 12h30 - 14h : Ça fait du bien. Un journaliste de la rédaction nationale et un journaliste de la rédaction locale, avec Melchior Gormand, donneront la parole aux acteurs de la société locale, autour d’engagements associatifs et citoyens, sur la thématique du jour.

- 19h15 - 20h30 : Débat local. Deux journalistes animeront un débat, en direct et en public, entre des candidats d’une commune.
 

Le programme

- Les infos au quotidien : dès le mois de janvier, RCF diffusera régulièrement des sujets de suivi de la campagne dans les grandes villes et dans les villes pour lesquelles les enjeux concernent ses auditeurs. Un dossier de la rédaction par semaine sera consacré à la présentation des grandes prérogatives des maires.

- Des émission long format : pour prendre du recul sur l’actualité de la campagne, RCF va réaliser des séries Halte spirituelle sur l’autorité, la responsabilité, et l’engagement dans la foi.  Ce sera également l'occasion de revenir sur l’histoire des élections municipales ou des maires célèbres en France dans La suite de l’histoire. La nouvelle émission Commune planète évoquera régulièrement la question écologique à l’échelle des villes.

- Les élus témoignent : à la fin de la campagne, du 2 au 13 mars, RCF diffusera dans la matinale une série de "paroles d’élus" en partenariat avec l’Association des Maires Ruraux de France : 10 chroniques réalisées par les radios locales à retrouver aussi en podcast sur rcf.fr. Pour l'AMRF, c'est "une manière de positiver l’engagement des citoyens et de lancer un appel aux forces vives pour préparer le nouveau mandat municipal avec l’élection de 550.000 élus locaux : Citoyens, engagez-vous !"
 

Haute-Loire: pour le maire d'Autrac, "il faut organiser la culture au niveau du territoire"

Haute-Loire: pour le maire d'Autrac, "il faut organiser la culture au niveau du territoire"

RCF lance aujourd’hui son tour de France de la ruralité, en vue des élections municipales. Rencontre avec le maire d’Autrac, en Haute-Loire.

Christophe Bedrossian est le maire d’Autrac, une commune de 63 habitants. "On est à l’intersection de trois départements d’Auvergne : la Haute Loire, le Puy de Dôme et le Cantal. Nous sommes à l’extrémité de la Haute Loire. En deux pas, on peut faire trois départements. On est dans le Cézallier naissant. C’est un territoire peu connu, entre le Sancy et le Cantal. On est sur des contreforts. On a un dénivelé important" explique-t-il.
 

"L'intérêt collectif doit être remis au centre des débats"

Autrac est un petit village, un lieu de ressource pour ses habitants, mais également un lieu de richesse. "On a une activité agricole qui est toujours très présente. Neuf exploitations. Il y a un enjeu très fort autour de la circulation, des chemins, et de la desserte. L’un des enjeux est de garder une route départementale prioritaire pour avoir le déneigement et l’accessibilité qu’il faut, et pour pouvoir travailler ailleurs qu’à Autrac" ajoute l’édile.

Christophe Bedrossian est devenu maire de la commune en 2008. Originaire d’Île-de-France, il venait alors de s’installer à Autrac. "Je suis arrivé en Auvergne en 1994. Et l’engagement politique fait partie de ma vie depuis toujours. Je suis arrivé à un moment où il y avait des élections. Je me suis présenté en candidat isolé. Et j’ai été élu" lance-t-il, ajoutant que la fonction de maire, implique un certain "engagement", et des "moteurs". "De mon côté, il y a nécessité à s’engager. Quand on voit l’évolution du monde, la notion d’intérêt collectif a besoin d’être remise au centre des débats".
 

"Organiser la politique culturelle à l'échelle du territoire"

Cette première journée du Tour de France RCF est consacrée à la culture en milieu rural. Pour Christophe Bedrossian, "la culture est un moyen de relier. C’est important que l’on puisse sortir du travail. C’est important mais cela ne fait pas tout. Et je crois que derrière la culture, il y a la notion de communauté. Et cette communauté s’est un peu délitée. Si on peut, par le biais d’événements culturels, retrouver un peu de sens commun, c’est intéressant".

Dans une petite commune comme Autrac, "la culture est une priorité. C’est à la fois ce qui va être l’image du dynamisme d’un village et d’un territoire. Il y a une nécessité d’organiser la politique culturelle d’un territoire. Mais ce peut être délicat de l’organiser à l’échelle d’une petite commune comme Autrac. C’est pour cela que l’on se tourne vers les autres, et qu’on essaie de trouver des espaces comme l’intercommunalité pour définir ensemble une politique culturelle".
 

"Exercer au quotidien avec grandeur et beauté"

Dans la vie de tous les jours, Christophe Bedrossian est animateur socio-culturel, vidéaste. Il a monté une petite chaîne de télévision sur Brioude, qui s’appelle Télé Regain. La culture est donc un élément important dans sa vie professionnelle. "Quand je suis arrivé en Auvergne, je me suis rendu compte que même si on créait des espaces de pratique culturelle en ville, il y avait aussi besoin que l’on soit mobile, pour qu’il y ait une rencontre avec la culture. On a créé une structure itinérante. Petit à petit la vidéo est venue se mettre au milieu de diverses pratiques. Et c’est devenu un élément principal de mon activité" explique-t-il.

"Je n’ai pas de fierté particulière. Je suis très enthousiaste à exercer ma fonction. Dans un de mes moteurs, j’ai une petite phrase qui revient souvent : exercer la fonction sans chercher à faire des choses grandes et belles, mais exercer au quotidien avec grandeur et beauté" conclut le maire d’Autrac.

Retrouvez le dossier consacré au Tour de France RCF des territoires ruraux, en cliquant ici.

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Brioude: à la découverte de la basilique Saint Julien

L'actu chrétienne

Durant la campagne des municipales, RCF lance un tour de France de la ruralité pour mieux comprendre les enjeux qui se présentent aux citoyens de ces petites communes parfois un peu perdues.

La première étape de ce tour de France, à Brioude en Haute-Loire. Elle est consacrée à la culture dans les zones rurales. Et l'un des piliers culturels de Brioude, c'est la basilique Saint Julien. A première vue, c’est une église romane auvergnate qui ressemble à ses célèbres voisines de Clermont-Ferrand, Issoire, Orcival, Saint-Nectaire ou Saint-Saturnin. Elle date du 12ème siècle et à l’intérieur, on y découvre un sol de galet, mais également quelques 500 chapiteaux sculptés

Les fresques vallent également le détour, notamment dans la chapelle Saint-Michel, avec sur la voûte son Christ en gloire entouré des évangélistes. Pendant quelques secondes, on s’imagine plusieurs siècles en arrière. Au Moyen-Age les murs de ces églises romanes étaient recouverts de dessins au couleurs vives qui exprimaient la foi des artistes de l’époque. Des couleurs que l'on retrouve désormais grâce aux vitraux.

Ils datent de 2008 et ils sont l’œuvre du père Dominicain Kim en Joong. En tout, 37 vitraux illuminent l’église. Les rayons du soleil traversent les verrières et les couleurs se reflètent sur les murs dans un feu d’artifice spirituel. Du jaune pour la joie du Magnificat, du rouge pour l’amour de Dieu, du bleu pour la pureté de la Vierge Marie… Des couleurs qui célèbrent les saints, les évangélistes, les apôtres et les prophètes. Avec Kim en Joong, le trait n’est pas représentatif, il transcende. "C'est dans la vibration des couleurs que doit transparaître ce qui ne peut jamais être représenté" déclare notamment l'auteur de ces vitraux. Bienvenue à Brioude !

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L'Eglise face au défi de la ruralité

L'Eglise face au défi de la ruralité

Partager les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des femmes et des hommes d’aujourd’hui, c’est la mission de l’Eglise telle qu’elle a été rappelée au concile Vatican II.

Cette Eglise experte en humanité a de nombreux défis à relever en particulier dans le monde rural. Ce dernier est confronté depuis les soixante dernières années à d’immenses bouleversements. On pense notamment aux agriculteurs dont le nombre a diminué et dont le métier s’est complexifié. On peut aussi évoquer, liée à la question agricole, tous les défis environnementaux, de qualité alimentaire, de gestion de l’eau dans des zones de campagnes riches en ressources, essentielle pour l’équilibre de tous.

Si la France est devenue largement urbaine en quelques décennies, l’Evangile doit demeurer une bonne nouvelle pour tous, y compris dans les campagnes. Comme le rappelle depuis le début de son pontificat le pape François, c’est aux périphéries, dans des zones parfois délaissées, que les chrétiens sont appelés, en priorité, à faire résonner le message du Christ.

Le Christ précédait les apôtres en Galillée. Ces zones rurales, ces Galilées modernes, bien qu'en pleine mutation, sont aujourd'hui au coeur de la mission d'évangélisation de l'Eglise, afin de devenir des terres d'espérance pour tous. 

 

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Haute-Loire: ce que la culture a apporté à Brioude

Haute-Loire: ce que la culture a apporté à Brioude

Pour la première étape de son Tour de France en partenariat avec l'AMRF, RCF pose ses micros à Brioude, qui résiste à la désertification de son centre-ville, grâce à la culture.

Les 15 et 22 mars prochain, les Français sont appelés aux urnes dans le cadre des élections municipales. Durant toute la campagne électorale, RCF vous emmène dans un véritable Tour de France de la ruralité, à la rencontre de ceux et celles qui habitent nos campagnes, qui y travaillent, qui les font vivre, et qui les administrent. Un Tour de France en partenariat avec l'Association des Maires Ruraux de France. 

Première étape : Brioude. Une étape axée autour de la culture. Une thématique qui prend une dimension particulière et parfois sous-estimée dans les milieux ruraux. Dans cette édition spéciale de Ça fait du bien, Melchior Gormand et Stéphane Longin donnent la parole à ceux qui tentent d'animer la vie culturelle de Brioude, et plus généralement de la Haute Loire. Comme notamment Jean-Jacques Faucher, le maire de cette commune, la quatrième la plus peuplée de Haute-Loire. Elu en 1995, il a pu voir se développer, et vivre la culture de Brioude.

Pour en parler également : Sylvie Pierron, directrice du Doyenné, un lieu d’exposition sur la ville de Brioude, Philippe Lebrou, président de l’entreprise SINTEC et Pierre Gentes, président des Maires Ruraux de Haute-Loire.

Au cours de l'émission, direction également la Chaise Dieu, située à quelques kilomètres de Brioude. Une ville où la vie culturelle est très riche, notamment en raison de son festival. Melchior Gormand et Stéphane Longin donneront à cette occasion la parole à Philippe Meyzonet, vice-président de l’agglomération du Puy-en-Velay, maire de Félines, Madeleine Dubois, vice-présidente du département de Haute Loire (plus gros financeur du projet), en charge de la Culture et de l’Education et Julien Caron, directeur du festival de la Chaise-Dieu.
 

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Municipales : la "circulaire Castaner" fait polémique

Le dossier du jour

J-46 avant le premier tour des élections municipales. Des élections où l'étiquette politique des élus fait débat.

Un peu partout en France, la campagne fait rage entre les candidats de droite, de gauche, d’extrême-droite, d’extrême-gauche et du centre. Enfin, si tant est que l’on puisse encore catégoriser les élus par tendances politiques. Car la "circulaire Castaner", très critiquée depuis plus d’une semaine, a justement fait resurgir le débat sur l’utilité des étiquettes politiques des élus.
 

Une circulaire Castaner critiquée par certains élus

Le ministre de l’Intérieur demande aux préfets de ne plus attribuer de couleur politique aux candidats déclarés sans étiquette, dans les communes de moins de 9.000 habitants. Concrètement, jusqu’à présent, les préfets disposent en fait d’un panel de nuances politiques qu’ils attribuent, de façon discrétionnaire, aux élus qui n’ont pas déclaré d’étiquette dans les communes de 1.000 habitants ou plus. L’objectif est de pouvoir se faire une idée des tendances nationales et locales, après le scrutin.

Pour l’instant, le système actuel convient à l’Association des maires de France. C’est pour cela que l’AMF n’est pas vraiment convaincue par cette "circulaire Castaner". Philippe Laurent, le secrétaire général de l’association, ne comprend pas pourquoi ce nuançage politique ne débuterait que pour les villes d’au moins 9.000 habitants. Cela reviendrait finalement à ne plus prendre en compte les résultats de plus de 95% des communes de France. Il dénonce même sur RCF une manipulation de la part du gouvernement.
 

L'AMRF ne s'y oppose pas

 Du côté des élus ruraux, en revanche, le son de cloche est un peu différent. L’AMRF, l’Association des maires ruraux de France, qui ne représente que les communes de moins de 3.500 habitants, soutient plutôt la "circulaire Castaner". Beaucoup d’élus de petites communes demandent, depuis longtemps, de ne pas être associés à une tendance politique un peu contre leur gré. D'après eux, cela ne veut rien dire au niveau des communes rurales. C'est ce que confirme Michel Fournier, le vice-président de l’AMRF, sur RCF.

Ce nuançage politique n’a jamais vraiment eu d’intérêt aux yeux de nombreux élus ruraux. Mais il faut dire, aussi, que ce désamour s’est accentué avec la déroute des partis traditionnels. Aujourd’hui, les candidats aux municipales n’éprouvent, en réalité, pas le besoin d’être soutenus par des partis traditionnels, qui sont assez faibles. Pour Michel Fournier, de l’AMRF, ces structures ne donnent, tout simplement, plus envie.
 

Pas besoin d'afficher la couleur pour que les électeurs s'y retrouvent

Par ailleurs, afficher un soutien de la part d’un parti politique traditionnel n’apporte en réalité aucune voix supplémentaire aux candidats. Sauf, peut-être, pour ceux du Rassemblement national. C’est en tout cas l’analyse de Cécile Delozier, experte en médiatraining et conseillère en communication.

Toujours selon Cécile Delozier, les candidats n’ont finalement pas besoin d’afficher ouvertement leur parti de référence, pour se placer sur l’échiquier politique. Car, comme l’explique la conseillère en communication, d’autres moyens permettent aux électeurs de se repérer, presque inconsciemment.
 

Les partis traditionnels sont-il les grands perdants ?

Toujours est-il qu'avec cette circulaire, les perdants des prochaines municipales pourraient finalement bien être les partis traditionnels. Ce sont d’ailleurs les premiers à avoir déposé un recours devant le Conseil d’Etat contre cette "circulaire Castaner". Puisqu’en faisant commencer le nuançage politique à partir des communes d’au moins 9.000 habitants, les plus petites villes, où ces partis étaient jusqu’ici bien implantés, ne seraient plus prises en compte dans les résultats. Ce qui ferait donc mathématiquement baisser les scores des partis traditionnels au niveau national.

Face à cette difficulté, plusieurs enseignants-chercheurs en sciences politiques proposent une sorte de compromis. C'est le cas de Martial Foucault, le directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po. Dans tous les cas, le Conseil d’Etat devrait remettre un peu d’ordre dans tout ça puisqu’il doit examiner la légalité de la "circulaire Castaner" mercredi, dès 11h. 

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Municipales: pour le maire de Néoules, "la commune est la cellule de base de la République"

Municipales: pour le maire de Néoules, "la commune est la cellule de base de la République"

Direction Néoules, une commune du Var située non loin de la Sainte Baume, pour le début de cette seconde journée du Tour de France RCF, à l’occasion des élections municipales.

Disponible et opérationnel

Néoules est une commune de 2.700 habitants, à égale distance de Marseille, et de Draguignan. Au pied de la Sainte Baume. Être maire, même si la commune est de taille raisonnable, demande de l’organisation. "Il faut se laisser des moments pour la réflexion, mais à tout moment il peut survenir quelque chose, et il faut être opérationnel et disponible sept jours sur sept, H24" explique André Guiol, le maire de Néoules, une fonction qu’il occupe depuis 1995.

André Guiol est né dans ce village, il y a toute sa famille. Il souhaite y mourir. Il se dit donc "impliqué". "La fonction de maire, ça me comble. Quand on réussit quelque chose, c’est très gratifiant » ajoute-t-il, même si parfois le ciel s’obscurcit. Comme l’été dernier, au moment de la mort du maire de Signes. "C’était un ami. Il adorait sa commune, il y était né. On a tous été très perturbés" lance-t-il.
 

"Les trois derniers présidents ne nous ont pas fait de cadeaux"

Un fait divers qui a permis de mettre en lumière l’isolement et le sentiment d’abandon de certains maires. "On le sent de plusieurs manières. Notamment par les pertes de dotation, par des compétences qui nous échappent. On a le sentiment quelque fois d’être abandonné. C’est un sentiment général partagé par les populations des zones rurales et des quartiers, mais cela touche aussi les élus" reconnait André Guiol.

Le maire de Néoules ne mâche d’ailleurs pas ses mots au sujet de la politique menée par les trois derniers présidents en matière de décentralisation des pouvoirs. "Force est de constater que les trois présidents, au sujet des relations communes-État, ne nous ont pas fait de cadeaux. Nicolas Sarkozy a supprimé la taxe professionnelle. Avec Hollande, on a assisté à la baisse sévère des dotations globales de fonctionnement. Et récemment, avec la taxe d’habitation qui va être compensée par une taxe qui se veut dynamique, c’est un moindre mal, mais avec les pertes de compétences associées, cela sera difficile. Les trois pertes jumelées, on les vit assez mal" critique-t-il.
 

"L'Etat a besoin de ses communes et réciproquement"

Pour André Guiol, il faut rétablir la confiance entre l’État et les collectivités telles que les municipalités. "Cela se passe parfois assez bien. On a des préfets et des sous-préfets qui jouent bien le jeu. Mais c'est une fois que la confiance sera rétablie que l’on pourra trouver un équilibre. On vit dans un régime où l’État a besoin de ses communes et réciproquement" analyse le maire de Néoules, qui salue l’initiative du Grand Débat National, qui a permis aux maires d’interpeller le président de la République.

Historiquement, les villages et les paroisses de France ont une importance dans le pays. "Notre pays s’est construit dessus. Aujourd’hui, plus que toute autre chose, on a besoin de proximité. Et mettre à mal ces  villages serait une erreur historique. On nous compare avec les autres pays européens. Mais ils n’ont pas la même histoire. Ils ne sont pas tous construits sur les villages, sur la Révolution française. La commune, c’est la cellule de base de la République" conclut André Guiol.

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Toulon : le dynamisme de l'économie de la mer

RCF poursuit son Tour de France en vue des élections municipales, avec une halte dans le Var. Et notamment à Toulon, où la mer continue d'apporter un dynamisme économique à la ville.

Cette commune de plus de 170.000 habitants est la tête de pont d’un territoire dont la filière maritime occupe une place centrale. Premier port militaire français, Toulon est devenu également une destination touristique incontournable. Mais son dynamisme économique s’explique aussi par la manière dont la ville et plus largement le département et la région s’engagent au service de l’excellence maritime en développant des activités portuaires, de transports ou d’exploitations de ressources qui font la part belle à la fois à l’innovation technologique et au souci de l’environnement.

C’est ce dynamisme de l’économie de la mer tel qu’il se déploie dans le Var en général et à Toulon en particulier, qui est au coeur de cette émission. Quels sont les contours de ce secteur, de ses innovations ? Comment la préoccupation écologique est-elle centrale ? A quelles conditions ce dynamisme peut-il avoir des effets vertueux au-delà de Toulon et du Var ? Réponses avec Antoine Bellier et ses invités.

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Le double combat de Signes: les décharges illégales et l'agriculture

Le double combat de Signes: les décharges illégales et l'agriculture

RCF s'est rendu à Signes, dans le Var. Une ville au symbole fort, après la mort du maire, Jean-Mathieu Michel, renversé par un camion qui venait décharger des gravats illégalement.

Décharges illégales, attention danger !

Le 5 août dernier. Jean-Mathieu Michel, le maire de Signes, tombe sur deux employés de travaux publics qui viennent de déverser des gravats illégalement sur un terrain privé de la commune. Le maire accompagné de trois personnes leur demande de récupérer ces matériaux puis d’attendre la police municipale qui vient les verbaliser.

En manœuvrant, la camionnette heurte l’élu, qui décède sur les lieux. Le conducteur est mis en examen pour homicide involontaire deux jours plus tard. Cet événement dramatique a permis de faire entendre le malaise des élus locaux. Focus dans cette émission sur la problématique des décharges illégales. Un sujet hautement sensible. 

La mort du maire de Signes a permis de mettre en lumière le malaise des élus. De nombreux maires ont par la suite fait part de la montée des incivilités, voire des agressions à leur encontre. A tel point que le Sénat a envoyé un questionnaire aux 35.000 maires de France pour qu’ils témoignent des risques encourus dans l'exercice de leur mandat. Dans le Var, au delà de ces conditions difficile d’exercice, cet événement tragique a mis en lumière l’épineux dossier des décharges illégales.

Dans le Var (comme dans le reste de la France d’ailleurs), même si les maires disposent d’un pouvoir de police sur leur territoire dans le cadre d’activités commerciales menées par des entreprises, les communes, mais aussi les associations et les riverains semblent démunis face à ce phénomène. Le cas le plus emblématique dans le Var, c’est évidemment celui de la décharge dite de la Capucine. 

Pour mieux lutter contre ce phénomène, certaines communes ont mis en place des "pièges photos", comme dans l'agglomération de Draguignan. L’idée c’est de prendre les délinquants sur le fait, en relevant leur plaque d'immatriculation. 250 appareils installées en trois ans sur 23 communes. l’an dernier plus de 1600 PV dressés. Avec une nette diminution des dépôts sauvages.
 

Quel avenir pour l'agriculture ?

En 10 ans, un quart des exploitations agricoles ont disparu. Les chefs d’exploitation sont deux fois moins nombreux qu’il y a trente ans. Et désormais la plupart de ces exploitations sont situées dans des pôles urbains ou à proximité de ceux-ci, dans l’espace sous forte pression de l’urbanisation.

Dans le Var, l'agriculture c'est surtout la viticulture. La Chambre d’agriculture du Var recense 4.410 exploitations agricoles dont plus de la moitié dans la viticulture. De plus en plus de grands groupes investissent dans le vin, ce qui fait flamber les prix. Le groupe LVMH a ainsi racheté l’un des 18 crus classés de Provence : le château du Galoupet à la Londe les Maures pour 30 millions d’euros. 

La chambre d’agriculture du Var a lancé un plan de conquête et de reconquête agricole pour libérer des terres en friches ou des espaces naturels forestiers. Pas moins de 10 000 hectares. C’est l’estimation des surfaces nécessaires au développement de l’agriculture varoise sur les dix prochaines années.

Mais le Var, ce n'est pas seulement le vin. Certains jeunes agriculteurs tentent aussi de lancer des exploitations nouvelles, originales, à l'image de Vincent et Blandine Arcusa, paysans et boulangers à la fois. Focus enfin sur une initiative des producteurs bio du GIE Epi de Blé, qui ont lancé à Saint Maximin leur fabrique c ollective d'aliments pour volailles.
 

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Luc Waymel: "l'Etat ne prend pas suffisamment en compte l'école rurale"

Luc Waymel: "l'Etat ne prend pas suffisamment en compte l'école rurale"

RCF poursuit son Tour de France en posant ses micros dans les Hauts de France. Une journée consacrée à la thématique de l’éducation, l’un des enjeux des prochaines municipales.

A Drincham, une école, une classe

A cette occasion, Stéphanie Gallet reçoit, en duplex de Lille, Luc Waymel. Il est le maire de Drincham, et le président de l’Association des Maires ruraux du Nord. Drincham est une commune située au Nord du Nord, un petit village de 300 habitants. "Quand on vit à Drincham, on n’y travaille pas. Une bonne partie se déplace vers le Dunkerquois. Nous avons aussi des zones artisanales importantes à 10 kilomètres de chez nous" explique le maire.

La thématique de cette journée spéciale sur RCF, c’est l’éducation. Un sujet important pour un petit village comme Drincham. Le village peut compter sur une école, à classe unique. "C’est une école qui tourne à 25 élèves, il y a encore des inscriptions. Mais une seule enseignante qui accueille les enfants de deux à onze ans. Donc sept ou huit niveaux différents pour une seule enseignante. C’est un travail spécifique. Enseigner en zone rurale, c’est particulier. Et malheureusement les services de l’État ne prennent pas suffisamment en considération les spécificités de l’école rurale" ajoute Luc Waymel.
 

Remettre l'école au soeur du village

Une seule classe, mais une vraie force pour les enfants. "Vous devez perdre l’habitude de faire faire aux enfants la même chose au même moment. Ce n’est pas possible. L’enseignant doit s’occuper d’un groupe pendant qu’un autre est en recherche, alors qu’un troisième groupe fait des exercices. Ce qui implique que des groupes doivent se gérer. Et en arrivant au collège, les élèves sont très autonomes" lance cet ancien enseignant.

Autour de l’école de Drincham, c’est toute la vie qui s’organise. Des fêtes sont célébrées à l’école, ce qui met de l’animation dans le bourg. Par ailleurs, les services municipaux viennent en soutien de ce vivier éducatif en zone rurale. "Nous avons le périscolaire, la cantine le midi, des aides importantes en matière de matériel. On peut beaucoup s’impliquer, c’est du ressort de la commune" précise le président de l’Association des maires ruraux du Nord.
 

Le maire doit être présent dans les lieux de décision

Après 19 ans à la tête de Drincham, Luc Waymel a fait le choix de ne pas se représenter pour ces élections municipales. Une histoire qui débute dans les années 70, alors qu’il devient secrétaire de la commune, tout en assurant la fonction d’enseignant de l’école, puis de premier magistrat local. Un parcours dont il tire plusieurs fiertés. "La place de la mairie a été réalisée il y a un peu plus de deux ans mais la première réalisation que l’on a fait, c’est la création d’une médiathèque dans la commune, la plus petite médiathèque du Nord" explique-t-il.

En tant que maire d’une petite commune du Nord, Luc Waymel estime que ces collectivités garde toujours un certain pouvoir de décision. "Il faut savoir que même si notre pouvoir en matière de levée d’impôt est moindre, on peut toujours le faire. Un maire doit être très présent dans les lieux de décision : la communauté, les syndicats intercommunaux etc" estime le président de l’association des maires ruraux du Nord.

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Rythmes scolaires: comment permettre aux enfants de donner le meilleur

Rythmes scolaires: comment permettre aux enfants de donner le meilleur

A l'occasion de son Tour de France, RCF pose ses micros à Beaucamp-Ligny. Une journée consacrée à l'éducation. Quand on parle éducation, vient rapidement la question des rythmes scolaires.

Le Tour de France RCF, dans la perspective des municipales, se poursuit. Après Brioude en Haute-Loire, Toulon dans le Var, les micros du Temps De Le Dire sur posent à Beaucamp-Ligny, une commune située dans le département du Nord, dans le pays des Weppes, à 10 kilomètres au Sud-Ouest de Lille.

L’un des pôles de la commune, c’est l’institution sainte Marie qui accueille RCF dans ses murs. Un établissement qui regroupe pas moins de 3.000 élèves de la maternelle aux classes prépa. Dans un tel contexte, difficile de ne pas aborder la question des rythmes scolaires. Une question qui préoccupe élus, enseignants, directeurs d'école, parents, et élèves.

Les réformes dans ce domaine se sont succédées suscitant débats et controverses. Outre les défis que ces dispositifs représentent pour les communes, il s’agit aussi de mieux cerner quels sont les points forts et les points faibles des différents rythmes scolaires qui doivent avoir pour enjeu principal de permettre aux enfants et aux jeunes, en développent harmonieusement toutes leurs capacités, de donner le meilleur d’eux-mêmes.

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Municipales: comment les maires répondent aux défis de l'éducation

Municipales: comment les maires répondent aux défis de l'éducation

Alors après la culture à Brioude en Haute-Loire, après l’environnement à Signes dans le Var, RCF vous emmène dans le Nord, pour s'intéresser à l’éducation scolaire.

Pour parler d’éducation scolaire, rien de mieux qu’une école ! RCF est aujourd'hui à Beaucamp-Ligny, à une douzaine de kilomètres de Lille. Beaucamp-Ligny, c’est un petit village de 900 habitants. Sauf qu’en son centre, se dresse une énorme institution, Sainte Marie. 3.000 élèves, de la maternelle aux prépas, en passant par le collège et le lycée. Et c’est dans le hall du lycée que RCF a installé son studio. Un établissement scolaire en rase campagne, dans un village de 900 habitants, ce n’est pas si courant. Sainte Marie est un établissement qui a beaucoup d’atouts. Avec des innovations concernant la lutte contre le harcèlement scolaire, la cantine ou encore l’aide aux devoirs. 

Une belle réussite en zone quasi-rurale, où l'éducation demeure un enjeu aussi prioritaire que dans les villes. Manque de reconnaissance, baisse des moyens financiers, sentiment de ne plus être écoutés. Pour faire face à cette contestation, en septembre dernier, un congrès national regroupant les maires ruraux de France a eu lieu à Eppe-Sauvage dans le Nord.

Pas moins de 200 propositions ont été présentées. Et 173 retenues. Notamment concernant les spécificités des établissements scolaires en milieu rural. Parmi ces mesures, doubler le nombre de jeunes élèves ruraux bénéficiaires des cordées de la réussite, un dispositif d’accompagnement à l’orientation, le déploiement de 33 campus connectés dans les territoires ruraux, le rattachement des écoles rurales à pôle inclusif d’accompagnement localisé pour mieux suivre les enfants handicapés, une meilleure prise en charge de la spécificité des classes multi-âges, notamment dans la formation des enseignants et le suivi de leur carrière.

 

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Les Weppes, une zone rurale riche d'histoire et de patrimoine

Les Weppes, une zone rurale riche d'histoire et de patrimoine

Direction la région des Weppes, au Sud-Ouest de Lille dans les Flandres.

Le nom "Weppes" vient du latin : "ad vesperam". Cela signifie "aux vêpres", car les paysans d’ici prononçaient "aux vep’" pour parler du soir, de la nuit tombante. Une grande plaine située entre deux rivières :  la Lys et la Deûle, deux affluents de l’Escaut, un fleuve qui traverse le Nord de la France, la Belgique et qui se jette dans la Mer du Nord. Les Weppes sont contrastées: entre zone très urbanisée près de Lille et zone rurale très riche d’histoire et de patrimoine. C’est là que RCF a élu domicile pour la journée.

L'église Sainte Marie-Madeleine

L’église Sainte Marie-Madeleine à Englos, un village des Weppes, est un des rares exemples de l'architecture romane autour de Lille. Elle date du XIIème siècle. Un petit chef d’œuvre qui est l’une des seules églises de la région à avoir traversé 1.000 ans d’histoire. Elle a été construite par des moines bénédictin de Vézelay en grès et en craie. Au XVIIème siècle, les Jésuites de Tournai prennent possession de l’église avec l’accord du pape Sixte V. Mais ils sont chassés de France par Louis XVI en 1783. L’église aurait pu être détruite à la Révolution mais elle est sauvée par un seigneur local. Les guerres 14-18 et 39-45 aurait pu encore une fois l’achever, mais Sainte Marie-Madeleine d’Anglos résiste aux obus. Elle est classée "Monument historique" depuis le 20 décembre 1920.
 

Une peinture murale du XVème siècle

Le chœur roman est recouvert d’une peinture murale du XVème siècle qui relate une procession des reliques de Saint Corneille. Le maître autel du XVIIIème siècle est adossé à une peinture baroque, offerte à l’arrivée des Jésuites. Depuis environ 10 siècles de nombreux pèlerins, parfois venus de loin, viennent à l’église Sainte Marie-Madeleine pour rendre hommage à Saint Corneille qui est le patron du village.

 

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Eric Krezel: "la crise de la médecine généraliste touche toute la France"

Eric Krezel: "la crise de la médecine généraliste touche toute la France"

RCF poursuit son Tour de France à l'occasion des élections municipales avec une halte en Haute-Marne, pour évoquer les enjeux de santé en zone rurale.

A cette occasion, Stéphanie Gallet reçoit Eric Krezel, maire de Ceffonds depuis 2014, un village de plus de 660 habitants dans l’agglomération de Saint Dizier, à 60 km de Troyes. Il est également président de l’Association des maires ruraux de Haute-Marne.  "Les gens oublient souvent la complexité de certaines communes, et notamment en Haute-Marne où il y a beaucoup de villages associés. Un village associé, c’est des villages regroupés. La commune de Ceffonds a six entités, et trois villages. Un village centre avec trois hameaux et deux autres villages à neuf et dix kilomètres. La commune est donc très étalée, ce qui implique la gestion de trois églises, trois cimetières, trois salles des fêtes et un certain nombre d’habitants" explique-t-il tout d’abord.
 

Un patrimoine religieux à valoriser

Ceffonds porte en son histoire une figure assez connue de l’histoire de France. "Nous avons une rue Jacques d’Arc, qui est le père de Jeanne d’Arc. Il est né à Ceffonds. Pour nous, c’est vraiment très important historiquement. À priori il était commerçant. Ceffonds était la dernière commune de l’évêché de Troyes. Il est né là, a lancé son activité, puis s’est déplacé en Lorraine" ajoute le premier magistrat du village.

Ce village a également la chance de posséder un patrimoine religieux exceptionnel, grâce à son église. "Il y a une très grande surface de vitraux, similaire à celles de Troyes. Il y a une vraie proximité entre les vitraux et les sculptures. Nous avons notamment une mise au tombeau restaurée entre 2013 et 2017" lance Eric Krezel, pour qui la valorisation du patrimoine local et religieux fait partie prenante de ses attributions d’édile.
 

Accompagner une offre de médecins qui décline

L’autre richesse de Ceffonds, ce sont ses 500 hectares de forêt. "C’est une vraie richesse. La première c’est d’avoir 500 hectares, qui permettent la vente de bois. Mais c’est aussi une richesse patrimoniale, car c’est une forêt de chênes. La commune de Ceffonds, respecte depuis 120 ans un protocole de régénération de la forêt" précise le maire de la commune.

Le sujet du jour, à l’occasion de ce Tour de France des municipales, c’est la santé. À Ceffonds, comme dans de nombreuses communes de France, prendre rendez-vous avec un médecin devient compliqué. "La crise de la médecine généraliste touche toute la France, et notamment Saint Dizier où une dizaine de médecins sont partis en retraite très récemment. C’est une vraie question. L’idée de l’agglomération est d’accompagner l’offre de médecins, par de la télémédecine" lance le maire.

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Municipales : le défi colossal de la santé en zone rurale

Municipales : le défi colossal de la santé en zone rurale

Dans le cadre de son Tour de France, RCF fait une halte dans l'Aube, pour évoquer la délicate question des déserts médicaux.

Les zones rurales délaissées ?

Il y a un peu plus d’un an le mouvement des Gilets jaunes a mis sur le devant de la scène un bon nombre de sujets qui suscitent la colère de tous ceux parmi nous qui se sentent délaissés par les pouvoirs publics. Outre les questions d’emploi et de fiscalité, il y a le domaine de la santé qui cristallise un ras le bol généralisé avec la crainte que l’accès au soin ne devienne de plus en plus difficile, en particulier dans les zones rurales ou dans les territoires des villes moyennes.

Si les citoyens, à travers ce mouvement des Gilets jaunes, ont exprimé et continuent d’exprimer leurs ressentiments, il y a aussi depuis plusieurs semaines, un peu partout en France des professionnels de santé, des urgentistes aux infirmières et infirmières en passant par les aides-soignants qui dénoncent le délaissement de l’hôpital public.
 

Les défis de la santé en zone rurale

En cause : des moyens de plus en plus insuffisants pour une charge de travail de plus en plus importante. Certes un plan urgences a été enclenché. A cela s’ajoute, au-delà la question des urgences, une loi santé adoptée l’été dernier, sensée adapter l’organisation des soins pour répondre davantage aux besoins des usagers.

Des besoins qui tournent autour d’une question essentielle celle de la proximité à l’heure où des défis majeurs pointent à l’horizon comme celui, par exemple du grand âge et de la dépendance. Comment répondre à ces défis ? Notamment en zone rurale ? Réponse dans cette émission.

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Comment les communes luttent contre les déserts médicaux

Comment les communes luttent contre les déserts médicaux

A l'occasion de son Tour de France, en vue des élections municipales, RCF fait une halte dans l'Aube pour aborder la question de la santé en zones rurales.

S'agissant des compétences des communes, on pense d’abord à l’école ou la voirie. Mais les municipalités ont des moyens d’action en matière de santé, comme la réalisation ou le subventionnement de locaux, ou encore l’aide à l’installation de professionnels de santé.

Aujourd'hui, un grand nombre de maires sont confrontés au problème du manque de renouvellement des médecins. Le phénomène de désertification médicale, qui touche notamment les zones rurales. La question montante de la dépendance et puis aussi  la crise de l’hôpital et des soignants marquent aussi l’actualité. Des problèmes graves qui poussent parfois les élus et les associations locales à faire preuve d'imagination.

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