La Méditerranée, véritable cimetière de réfugiés

21 avril 2016 Par

La Mer Méditerranée n’en finit pas d’être le tombeau de centaines de personnes migrantes. Une situation qui continue de s'aggraver selon les estimations du Haut-Commissariat aux Réfugiés.

Le Haut-commissariat pour les réfugiés avance avoir recueilli le témoignage de 41 migrants rescapés, faisant état de la mort de 500 de leurs compagnons au cours d’un naufrage en Méditerranée en fin de semaine dernière. Les rescapés, recueillis par un cargo, ont été pris en charge dimanche dans la ville grecque de Kalamata. 
 
Ces migrants, originaires de Somalie, du Soudan et d’Éthiopie, avaient pris la mer près de Tobrouk, dans l’est de la Libye, à bord d’une embarcation délabrée transportant entre 100 et 200 personnes. En pleine mer, ils ont rejoint un autre bateau déjà chargé de migrants, à bord duquel les passeurs ont essayé de faire monter les autres. Sous l’effet de la surcharge et du mouvement, le navire a chaviré. Les rescapés ont dérivé en mer jusqu’à être repérés et secourus samedi par un cargo.

Selon l’équipage du cargo, les migrants étaient déterminés à rejoindre l’Italie. Ils ont fini par être remis aux gardes-côtes grecs et débarqués dimanche dans la ville grecque de Kalamata où ils font l’objet de vérifications de police et d’enregistrements. Le HCR reconnait que les informations restaient confuses. Ce naufrage rappelle celui il y a un an tout juste d’un chalutier surchargé qui avait sombré au large de la Libye avec 800 personnes.

Au large de la Libye, les opérations de secours, coordonnées par les gardes-côtes italiens, se succèdent à un rythme soutenu depuis quelques semaines. Selon un bilan du HCR réalisé le 14 avril, près de 24 500 migrants sont arrivés par la mer en Italie depuis le début de l’année. Plus de 350 sont morts ou disparus en mer. Selon des responsables européens, des centaines de milliers de candidats au départ seraient en attente sur les côtes libyennes.