Le père Bruno-Marie Duffé nommé secrétaire du Dicastère pour le développement humain intégral

19 juin 2017 Par

Ce prêtre lyonnais vient d’être choisi par le Saint Père pour seconder le cardinal Turkson à la tête du dicastère pour le développement humain intégral.

Une nomination qui sonne comme un honneur, et une vraie responsabilité pour le père Bruno-Marie Duffé. Ce prêtre lyonnais de 65 ans vient d’être nommé par le pape François secrétaire du dicastère pour le service du développement humain intégral. Un organe récent de la Curie romaine puisqu’il a été créé en 2016 par le souverain pontife.

 

Une mission de dialogue entre l'Eglise et le monde

Ce dicastère dispose de l’un des champs d’action les plus vastes. Il remplace en effet les conseils pontificaux Justice et Paix, Cor Unum, pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, et pour la pastorale des services de la santé. Concrètement, c’est à ce dicastère de veiller à l’application de la doctrine sociale de l’Eglise dans le monde entier.

Une mission énorme dont le père Bruno-Marie Duffé prend pleinement conscience. "J’ai conscience qu’il s’agit d’une mission délicate, de dialogue, à l’interface entre les initiatives de l’Eglise et les réalités concrètes de notre monde, qui est blessé, inquiet, qui a besoin qu’on puisse manifester la présence et la sollicitude du Christ auprès des plus pauvres" explique-t-il notamment. 

Au regard de son CV, cette nomination n’a rien d’un hasard. Le père Duffé est un ancien élève de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, il est docteur en philosophie du droit et en éthique sociale, ancien enseignant en théologie morale, professeur d’étique sociale, et directeur du certificat universitaire de pastorale sanitaire de la Catho de Lyon.

"Tout se cristallise dans cette mission"

Calé en philosophie, en droit et en éthique, le père Bruno-Marie Duffé est tout aussi capable de traiter la question migratoire à laquelle le monde fait face actuellement. Il a notamment contribué à la mise en place de la chaire de l’Unesco consacrée au droit des minorités, et a effectué plusieurs voyages, au Rwanda, en Haïti, ainsi que plusieurs missions d’expertise humanitaire.

"Cela met en perspective tout ce que j’ai vécu depuis trente-cinq ans, depuis le début de mon ministère de prêtre à Lyon. Tout cela se cristallise dans cette mission. Tout ces hommes et ces femmes avec qui j’ai fait route, j’ai l’impression que c’est avec elles que je peux assumer cette responsabilité, pour l’Eglise universelle" ajoute le père Duffé.

Il conclut en affirmant qu'"il faut que l’Eglise soit en dialogue permanent avec le monde. La question pour moi va être de savoir comment travailler avec efficacité et méthode, sur un certain nombre de groupes de travail transversaux, et en même temps être toujours prêt à sortir, à partir. Si nous restons entre nous, nous sommes morts".