Les chrétiens tiennent eux-aussi leurs universités d'été

25 août 2017 Par

Et il y en a pour tous les goûts. De nombreuses universités d'été catholiques précèdent la rentrée, forgeant parfois des vocations. Illustration.

Si cette fin d’été est rythmée par les universités des partis politiques, les chrétiens ont eux aussi leurs rendez vous. Plusieurs universités d’été catholiques précèdent la rentrée. Leur but : permettre aux jeunes chrétiens de discerner, se former pour s’engager dans la cité ou tout simplement donner du sens à un projet.
 

Donner naissance à une entreprise qui a du sens

C’est notamment le cas de l’université d’été de la Sainte Baume qui se tient jusqu’à samedi près de Toulon, sur le thème du libéralisme. C’est également l’objectif  de l’université d’été "d’Acteurs d’avenir" qui se déroule cette semaine du côté de Fontainebleau.

Destinée aux décideurs chrétiens de demain, elle a pour thème cette année "deviens ce que tu es". Un appel à faire émerger des vocations, ou des projets. Il y a deux ans, Côme Besse, alors étudiant à HEC, y a participé. Il a depuis créé avec sa sœur la Divine Box, un site internet de vente de produits monastiques.

"Deux choses m’ont marqué. La première c’est d’avoir une entreprise qui ait du sens. Nous avons eu différents témoignages de patrons, et notamment l’ancien directeur de l’Equipe [François Morinière NDLR]. Il nous a dit que ce n’est pas parce que l’on a des activités d’entrepreneur et des habitudes de grand patron que le sens devait disparaître" explique ce jeune dirigeant d'entreprise.
 

"Un bon dirigeant est au service des autres"

Il ajoute : "quand j’ai eu l’idée de Divine Box avec ma sœur, nous avons eu ce souci de mettre en valeur les communautés religieuses et leur artisanat monastique, mais aussi de les aider financièrement dans leurs charges quotidiennes et leur restauration de leurs bâtiments".

"L’autre point qui m’a marqué, c’est le sens du service. Un bon dirigeant est au service des autres. Il a cette notion de bienveillance. Il ne faut jamais condamner quelqu’un qui fait une erreur. Nous sommes tous mauvais, on fait tous des erreurs. Le manager va encourager à réparer une erreur, à faire mieux. Et ça aujourd’hui c’est quelque chose que je garde beaucoup en tête" précise-t-il également.

L’humilité, la bienveillance. Des points que l’on n’apprend pas beaucoup en prépa ou en école de commerce, ajoute Côme Besse, diplômé d’HEC. "Même si j’ai vécu une expérience formidable là-bas, ce ne sont pas les valeurs qui ressortent le plus" conclut-il.

Côme Besse, cofondateur de Divine Box, interrogé par Pauline de Torsiac: 

Sur le même thème :