Les migrants de Calais arrivent en région

25 octobre 2016 Par

Le début du démantèlement de la jungle de Calais lundi 24 octobre marque le début du déplacement des migrants du camp dans les centres en région. 7 500 d'entre eux peuvent être accueillis.

Depuis lundi 24 octobre, les autorités évacuent le bidonville de Calais. En trois jours, les réfugiés du site doivent être répartis sur le territoire français et les infrastructures du camp démontées. Lundi, plus de 40 bus sont partis du camp vers les centres d'accueil et d'orientation. Mardi et mercredi, un nombre similaire est prévu. Les premiers bus sont arrivés en région lundi soir ou plus tard dans la nuit.

7 500 places disponibles

Selon le ministère de l'Intérieur, plus de 2 300 personnes ont été "mises à l'abri" lundi, dont 400 mineurs. Ils ont été répartis dans 80 centres d'accueil disséminés dans 11 régions. L'Etat affirme que 7 500 places sont disponibles sur tout le territoire. 49 demandeurs d'asile ont par exemple rejoint deux centres dans la Vienne lundi soir. Mignaloux-Beauvoir a accueilli 15 jeunes Soudanais de 20 à 30 ans dans son centre d'hébergement après un long trajet en car.

La structure appartient à l’hôpital Henri Laborit à Poitiers qui loue les locaux. Les réfugiés resteront au moins 3 mois. L’association Audacia s’occupera d’eux, pour les intégrer et leur apprendre le français. Le maire de la commune, Gérard Sol, accompagné d’un groupe d’une vingtaine de personnes, les ont accueillis. Camille Maleysson de RCF Poitiers était présente.

Réactions contrastées

Lundi soir également, 39 migrants de la jungle de Calais, tous des hommes, sont arrivés à Blois vers 21 heures pour occuper la deuxième antenne du centre d'accueil et d'orientation de la ville. Ils ont été accueillis par des membres de l'association ASLD. Julie Rolland, RCF Loir-et-Cher avait aussi fait le déplacement. 

Les réactions à ces arrivées demeurent contrastées. Plusieurs manifestations de soutien ont eu lieu à Paris, Rennes ou Nantes. Des structures d'accueil de migrants ont par contre été dégradées en Gironde, en Essonne, en Loire-Atlantique ou dans le Puy-de-Dôme depuis dimanche soir, veille du début du démantèlement de la jungle.

Sur le même thème :