Pour Alain Rodier, le terrorisme occupera une place centrale dans l'entre deux tours

20 avril 2017 Par Jean-Baptiste Le Roux

Le terrorisme s'est invité dans la campagne présidentielle avec l'arrestation de deux djihadistes à Marseille. Décryptage avec Alain Rodier, spécialiste

Le terrorisme s’est invité dans la campagne présidentielle. L’arrestation de deux djihadistes présumés mardi à Marseille qui préparait un attentat en lien avec le scrutin va-t-elle modifier les thématiques de campagne des candidats. Jusqu’ici l’emploi, l’économie et l’immigration dominaient les débats.

Le terrorisme était assez peu évoqué, si ce n'est les questions de sécurité abordées durant les différents débats. Pour Alain Rodier, ancien officier supérieur des services de renseignement extérieurs, et directeur de recherche au sein du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), Il est peu probable que cela change d’ici le premier tour. En revanche la question risque de revenir frontalement dans l’entre deux tour.

"Lors de la campagne électorale, on a beaucoup plus parlé de costumes que d’explosifs. Il est sûr que maintenant les choses vont peut-être évoluer. Nous sommes en fin de campagne, elle va s’arrêter vendredi soir » explique Alain Rodier au sujet de la menace terroriste qui pèse sur le pays.
 
Il ajoute : "je ne pense pas que ce sujet soit repris et utilisé peut être à l’exception d’un parti qui s’en fait les choux gras. Mais tous les partis globalement restent nuancés sur ce sujet, sachant qu’il ne faut pas l’exploiter à des fins électoralistes. Par contre je pense qu’entre les deux tours, ce sujet sera amplement débattu."

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