Quels moyens pour les services de renseignement ?

24 avril 2015 Par

Le cas relance le débat. Sid Ahmed Ghlam, l’étudiant suspecté de préparer un attentat contre deux églises a été mis en examen vendredi.

Il est mis en examen pour "assassinat et tentative d'assassinats", "association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes", et "relation avec une entreprise terroriste". Le parquet a demandé son placement en détention. Le jeune homme était connu des services de renseignement, qui n’ont pas pu empêcher sa tentative de passage à l’acte. Mais pour Thibault de Monbrial, avocat au barreau de Paris et président du centre de réflexion sur la sécurité intérieure, les services de renseignements ne disposent pas d’assez de moyens pour surveiller l’ensemble des personnes radicalisées.


Des services de renseignements qui ont vu leurs moyens augmenter au début de l’année après les attentats contre Charlie Hebdo. Mais pour Thibault de Monbrial, l’Etat va devoir repenser en profondeur le financement de la surveillance terroriste.

La jeune femme de 25 ans, proche de Sid Ahmed Ghlam, a elle été laissée libre après sa garde à vue. L’enquête se poursuit pour trouver les potentiels complices du jeune homme. Un ou deux individus dont le fournisseur d’armes de Sid Ahmed Ghlam et un possible contact en Syrie, sont toujours recherchés.