Le Forum Social Mondial s'ouvre à Tunis, une semaine après l'attentat du Bardo

Sommet de l'altermondialisme, le FSM attend plus de 60 000 personnes venues du monde entier pour débattre sur des sujets comme l’économie, la culture ou l’environnement

Elles pourront aussi participer aux nombreux ateliers, expositions et séminaires qui auront lieu jusqu’au 28 mars. L’événement, lancé en 2001 à Porto Alegre comme une alternative au néolibéralisme, permet chaque année d’échanger autour des grands enjeux mondiaux.
Cette année, les organisateurs ont souhaité amplifier l’événement en réaction aux attentats de Tunis. L’édition 2015 est faite pour résister et prouver que les Tunisiens n’ont pas peur des terroristes. Mouhieddine Cherbib, membre du comité d’organisation du Forum social mondial


Les organisateurs n’ont pas souhaité changer la programmation et les sujets abordés comme l’environnement et bien sûr le terrorisme, lors des très nombreux ateliers qui auront lieu pendant cette semaine.

Le conseil du Forum prévoit en effet la rédaction d’une charte altermondialiste de lutte contre le terrorisme. Son objectif : trouver une alternative aux mesures sécuritaires face à ce phénomène, en proposant des solutions socio-économiques et culturelles.
Pour montrer leur soutien aux Tunisiens, les délégations du monde entier qui participent à l’événement ont été renforcées. L’itinéraire de la marche d’ouverture a également été modifié : elle a débuté finalement au musée du Bardo, lieu des attentats du 18 mars à Tunis, et non pas sur la place des Droits de l’Homme, comme cela était initialement prévu.