La solidarité une gratuité source de bonheur à partager

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La chronique d'Habitat et Humanisme

vendredi 15 novembre à 6h55

Durée émission : 3 min

La chronique d'Habitat et Humanisme

 
Nombreux étiez-vous au rendez-vous de ce deuxième évènement de ‘l’heure solidaire’ du 21 au 26 octobre 2019. Je vous en remercie bien vivement.
 
L’humanisme est un appel à ré-enchanter notre monde en lui offrant cette part de gratuité qui, au plus intime de nous-mêmes, invite à être des veilleurs pour ne point sombrer dans ce refus de l’autre, en se cherchant excuses ou alibis : « je ne savais pas ».
 
Veiller pour refuser ce qui abime, assombrit les relations en libérant autant que faire se peut ces situations de misère et de pauvreté qui mettent des hommes et des femmes dans le hors-jeu de la Société.
 
Maurice Zundel, ce poète et mystique, rappelle le mot de cet homme pauvre : « chez nous, personne ne s’arrête, on ne fait que passer ».
 
La solidarité, c’est justement s’arrêter parce que tout être est si unique qu’il vaut la peine d’un détour.
 
La législation progresse dans cette montée de la conscientisation, sans doute trop lente mais réelle. Ainsi, se développe dans le cadre de la loi bien nommée « ELAN », l’habitat inclusif. Il est une chance qu’il faut saisir pour en finir avec la solitude qui assigne trop de nos contemporains à « des résidences de retrait », processus d’effacement.
 
La vie est parfois blessante. Le temps use et nous use quand il n’est pas accompagné de maux physiques et psychiques accentuant l’isolement et, paradoxalement, différence et indifférence.
 
Devant ce réel difficile, que de soins s’imposent. Des acteurs professionnels, très souvent dévoués, s’activent dans l’ombre pour guérir ce qui peut l’être, espérant trouver des aidants pour ce prendre-soin, si nécessaire pour reprendre pied dans la vie.
 
Que de personnes handicapées où confrontées au grand-âge bénéficieraient d’un maintien à domicile, si des « visiteurs » s’inquiétaient sans inquisition de ce qu’elles éprouvent pour les aider à faire une traversée d’amitié, les éloignant de l’angoisse et de la solitude.
 
Qui peut vivre sans relations.
 
Cet engagement est souvent chronophage, aussi convient-il de le partager. D’aucuns considèrent qu’ils n’ont pas de temps, observant d’expérience que seuls, ceux qui n’en ont pas, le trouvent.
 
Là où l’oreille du cœur se fait attentive, là où des mains s’ouvrent pour accueillir, là où le silence l’emporte sur les jugements, les solitudes, mères de tant de finitudes, s’estompent pour laisser un goût d’infini.
 
Quel plus beau bonheur pourrions-nous recevoir.
 

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L'émission

Le vendredi à 6h55, 12h48 et le dimanche à 7h22

Chaque semaine, dans la Matinale RCF, la parole est à l'association Habitat et Humanisme.

Le présentateur

Père Bernard Devert

professionnel de l’immobilier, prêtre du Diocèse de Lyon, a créé l’association Habitat et Humanisme en 1985, mouvement visant la réconciliation de l’économique et du social, de l’humain et de l’urbain. Habitat et Humanisme, ce sont aujourd’hui 55 associations couvrant 80 départements avec 4200 bénévoles et 1550 salariés.