Municipales: quel engagement pour les chrétiens ?

Présentée par PR-17825

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lundi 13 janvier à 7h12

Durée émission : 7 min

Municipales: quel engagement pour les chrétiens ?

© Les Alternatives catholiques Facebook

Les élections municipales auront lieu dans mois de deux mois. Parmi les candidats, certains n'hésitent pas à afficher et à défendre leurs valeurs chrétiennes.

Appliquer le principe de subsidiarité

Quelle que soit la taille de la commune qu’ils briguent, les candidats ont jusqu’au 27 février, à 18h pour déposer leurs candidatures dans les préfectures. Parmi les prétendants à la fonction d’édile, des candidats qui ont à coeur de défendre leurs valeurs chrétiennes.

C’est le cas de Jelle Lemaître. Agé de 37 ans c’est le directeur de la communication de la campagne de Charles Compagnon, candidat du centre-droit aux municipales, à Rennes. Pour lui cet engagement politique est le bon échelon pour appliquer l’un des fondements de la doctrine sociale de l’Eglise, le principe de subsidiarité, principe qui consiste à privilégier le niveau de décision le plus bas possible.
 

Entre le parti et la paroisse

Certains diocèses encouragent les jeunes chrétiens à se lancer dans la course aux municipales, c’est le cas à Nanterre. Le diocèse de Nanterre a organisé mi-décembre une journée de formation intitulée “Municipales 2020 : jeunes chrétiens, si vous vous engagiez?” Une journée pour convaincre la jeune génération de ne pas déserter le champ politique et lui donner des repères éthiques et théologiques. Pour Mgr Matthieu Rougé, l’évêque de Nanterre, les municipales sont une opportunité pour un premier engagement. Et si l’évêque de Nanterre croit en cet engagement des chrétiens en politique c’est aussi parce qu’il côtoie de près les élus des communes de son diocèse.

On peut faire de la politique en se rangeant derrière un candidat, un parti, mais certains catholiques ont une autre vision de la manière d’exercer la politique. C'est le cas des Altercathos. Cette association lyonnaise fondée par le normalien Paul Colrat en 2011 n’est ni un parti politique ni une succursale de paroisse, mais elle réunit des citoyens soucieux de se former aux questions politiques et sociales contemporaines à la lumière de la Doctrine Sociale de l’Eglise. Sa vice-présidente, Marie-Hélène Lafage, estime que la jeune génération de catholiques aspire à faire de la politique autrement, entre la paroisse et le parti. Un engagement de terrain entre la paroisse et le parti. C’est ce que privilégie aujourd’hui Marie Hélène Lafage qui n’exclut pas peut être un jour de s’engager en politique.
 

Le pape appelle les jeunes à s'engager

Faire de la politique, c’est aussi accepter de faire des compromis. Mais cela ne doit pas être un frein à l’engagement. Le père Bertrand Auville en est convaincu. Curé de la paroisse St François et St Rémy de Vanves dans les Hauts de Seine, c’est aussi le responsable des relations avec les élus dans le diocèse de Nanterre. Pour lui, faire de la politique, c’est s’adapter à son auditoire sans trahir ses convictions.

Le pape François encourage lui aussi les jeunes à s’engager en politique. Être catholique en politique ne signifie pas être une recrue d’un groupe, d’une organisation ou d’un parti, mais vivre dans une amitié au sein d’une communauté. Pour le pape François, la politique inspirée par l’Évangile est “un moyen puissant de nettoyer nos démocraties fragiles”.

 

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