Renaud : "les mômes et les enfants d'abord"

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La chronique Écologie

mardi 3 décembre 2019 à 7h20

Durée émission : 3 min

Renaud : "les mômes et les enfants d'abord"

En l'absence du chroniqueur écologie, on parle musique avec Baudouin de Guillebon

Je ne sais pas si vous vous rappelez mais la semaine dernière nous avons parlé du nouvel album du groupe de rap IAM, et de sa couverture reprenant le radeau de la Méduse. Coïncidence ou signe du temps, Renaud sous les coups de crayons de Zep, le papa de Titeuf, apparaît lui aussi sur un radeau de la méduse avec une foule d’enfants.

Renaud et l’enfance, une histoire aussi ancienne que les débuts du chanteur, si le gavroche titi parisien a vieilli, et que sa voix est marquée, Renaud renoue avec la fibre enfantine de Marchand de Cailloux et Adieu l’enfance où Renaud chantait « le temps béni des cours de récré ».
           
L’album s’appelle donc « Les mômes et les enfants d’abord », une ode à l’enfance, une occasion aussi pour Renaud de se livrer.
Cependant, avec Renaud ce n’est jamais tout à fait une confession, jamais tout à fait une fiction : en s’adressant aux enfants, c’est sa vie à lui qui transparaît, sa descente aux Enfers et sa rédemption récente « J’ai une passion depuis peu pour les beaux Phénix » chante l’homme au foulard rouge.

Fautes d’orthographe, fautes de syntaxe rappelant le Renaud de C’est quand qu’on va où, gauloiseries et mots de Cambronne : tout ce qu’il faut pour plaire aux enfants. Et les passionnés du chanteur pourront aussi faire mille ponts entre ces anciennes chansons et les nouvelles.

Sur ce radeau, Renaud veut emmener les enfants pour retrouver avec eux l’innocence, la simplicité et la nature et surtout pour ne pas se laisser pourrir par « cet alcool à la con ». L’enfance est un asile et un refuge pour celui qui chantait : « Je ne suis qu'un militant du parti des oiseaux des baleines, des enfants de la terre et de l'eau »

Renaud est toujours militant, engagé jusqu’au bout ?

           
Je ne sais pas si l’on peut parler de militantisme à la française, mais Renaud poursuit dans la veine de Brassens un engagement sans idéologie, il évoque les guerres et les crises écologiques au détour d’une phrase. Ronchon, quelque peu grivois, légèrement polisson, on est heureux d’entendre à nouveau sa voix et l’on pourrait chanter avec lui : « Mes copains ont de drôles de noms, mais mon préféré c’est Renaud, ça rappelle de jolies chansons, y’a pas à chier, c’est le plus beau. »
 
 
 

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Le présentateur

Johannes Herrmann

ornithologue, auteur avec Mahaut Hermann de La Vie Oubliée Crise d’extinction Agir avant que tout s’effondre Edition Première partie Membre de la rédaction de la revue Limite http://revuelimite.fr/ sur Twitter : @Taigasangare