Chrétiens d'Irak: "il faut que les choses bougent" pour Mgr Pascal Gollnisch

31 mai 2016 Par

La bataille pour reprendre Falloujah fait rage en Irak entre l'Etat islamique et les forces militaires kurdes, irakiennes et américaines. Sous l'oeil attentif des chrétiens sur place...

En Irak, les forces d'élite sont entrées mardi dans la ville de Falloujah, située à 50 km à l'ouest de Bagdad, avec pour objectif d'en chasser le groupe Etat islamique. Environ 50 000 civils sont coincés dans la ville et manquent de nourriture, d'eau potable et de médicaments.

Au nombre d'envion un millier, les jihadistes sur place sont soupçonnés de vouloir utiliser la population comme un bouclier humain. Les combats se déroulent sur différents fronts dans le sud de la ville. En parallèle, les forces kurdes ont lancé une offensive à l'est de Mossoul pour reprendre les villages de la plaine de Ninivle, dont le village chrétien Qaraqosh. De quoi donner espoir aux milliers de chrétiens qui ont du fuir cette zone à l'été 2014. C'est en tout cas ce que pense Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l'Oeuvre d'Orient.

Pour ce dernier, les chrétiens déplacés doivent obligatoirement pouvoir retourner chez eux. Il n'y a pas d'alternative possible. "Si on veut éviter que ces personnes se lancent sur les routes de l'immigration, il faut que les choses bougent" précise-t-il.