Corruption : Transparency International salue le bilan de François Hollande

20 décembre 2016 Par

Passée l’affaire Cahuzac, l’action de François Hollande en matière de lutte contre la corruption et pour la transparence de la vie publique est à saluer, selon Transparency International.

Transparency International salue le bilan de François Hollande

D’après ce que rapporte lundi 19 décembre franceinfo, le bilan de François Hollande en matière de lutte contre la corruption et pour la transparence de la vie publique est plutôt bon. C’est ce que déclare l’ONG Transparency International, qui a fait son cheval de bataille de la lutte contre la corruption dans plusieurs Etats du monde entier.

L’organisation non gouvernementale précise que l’élément déclencheur de l’aspect positif de l’action de François Hollande dans ce domaine a été indéniablement l’affaire Cahuzac, en 2013. Le président de la République, qui avait promis un gouvernement irréprochable, a reçu selon l’ONG un véritable électrochoc qui l’a poussé à réagir sur le plan politique. Dernièrement, l'ancien ministre a par ailleurs été condamné à trois ans de prison ferme.

S’en est ainsi suivie la création d’une haute autorité pour la transparence de la vie publique, ainsi qu’un parquet national financier dédié à la fraude fiscale. Transparency International relève également les aspects positifs de la loi Sapin II en matière de lutte contre la corruption, notamment en ce qui concerne la protection des lanceurs d’alerte, et les mesures anticorruption en entreprise.

Un système qui reste fragile

L’ONG en profite toutefois pour saluer la fragilité du système, notamment en ce qui concerne les pratiques floues des lobbys en France, et l’opacité qui demeure au sujet de la fabrication de la loi, des intérêts personnels des élus dans ce processus, et de l’utilisation des indemnités des mandats. Une récente étude du Cevipof déclarait que 99 % des jeunes estiment que les hommes politiques français sont corrompus, un chiffre qui redescend à 54 % pour l’ensemble des Français.

Transparency International alerte enfin les candidats à l’élection présidentielle en émettant une liste de 11 recommandations, parmi lesquelles on retrouve des mesures comme la publication des dépenses des parlementaires et des partis, le renforcement du non-cumul des mandats et de l’indépendance de la justice.

Daniel Lebègue, président de Transparency France: