Hommage national aux deux soldats français tués au Burkina Faso

15 mai 2019 Par

Emmanuel Macron a rendu hommage mardi à Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello tués en libérant quatre otages au Burkina Faso.

"Ces officiers mariniers étaient des soldats hors normes comme peu d’armées dans le monde ont la chance d'en compter". Le Président de la République qui présidait la cérémonie aux Invalides a salué l’engagement des deux hommes, membres du commando Hubert, le plus prestigieux de la marine nationale. 

Emmanuel Macron a élevé Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, au rang de chevaliers de la Légion d’honneur.

Une cérémonie suivie par Étienne Pépin : 

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Le sacrifice ultime, les soldats s‘y préparent avec les aumôniers militaires. Mgr Antoine de Romanet, l’évêque du diocèse aux armées, était d'ailleurs présent aux Invalides pour cet hommage. Nous l'avons reçu sur notre antenne mardi matin.

A l’issue de la cérémonie aux Invalides, accompagnant le départ des deux cercueils, le bagad de Lann Bihoué a interprété un des chants les plus appréciés des troupes de Marine, "Loin de chez nous", dont le texte dit :  "En Afrique, combattait le bataillon, pour refaire, à la Patrie, sa splendeur, sa gloire et son renom".

Un moment de recueillement national qui n'a cependant pas échappé aux polémiques. La décision d'Emmanuel Macron d'accueillir les otages à leur retour en France a soulevé des critiques, certains reprochant aux ex-captifs leur "imprudence" en se rendant dans une zone dangereuse. Marine Le Pen a notamment estimé dans un entretien à BFM TV que "L'intégralité des hommages aurait dû être réservé à ces deux militaires d'élite qui ont donné leur vie".

Une polémique écartée par le chef du commendant des opérations spéciales, Laurent Isnard, qui affirme que le travail de l'armée est de secourir dans toutes les situations les citoyens français en danger : "Tant que des citoyens français seront menacés et que nous recevrons la décision d’aller les chercher, nous irons les chercher", a-t-il expliqué dans un entretien au JDD. 

L'évaluation de la zone de dangerosité du parc de la Pendjari a été revue à la hausse par le Quai d'Orsay, passant d'une zone orange à une zone rouge sur le site internet du ministère, après l'enlèvement des deux français et le meurtre de leur guide béninois, Fiacre Gbédji.