Jean-Marie Pelt : "Je plaide pour la réconciliation de l'Homme avec la Nature"

Quatrième volet de notre série "Chrétiens et écologie". C'est le botaniste et écrivain Jean-Marie Pelt qui témoigne de son rapport entre nature et spiritualité.

À moins de six mois de la conférence climatique de Paris, c'est peu de dire que l'encyclique de François est très attendue. Comme il l’a déjà dit lors de l'Angélus dimanche, François va adresser à cette encyclique à tous, croyants ou non, simple consommateur ou décideur politique ou économique avec une idée maitresse : "défendre la maison commune".
Depuis des semaines, dans ces homélies ou audiences, il n’a cessé d’appeler l'humanité à agir au plus vite pour la planète, victime de ses excès. Le 12 mai dernier, il prévenait  les puissants qu'ils seraient jugés par Dieu s'ils ne respectaient pas l'environnement, dénonçant  la culture du "déchet" et invitant chacun à procéder à son propre "recyclage". "La sobriété ne s'oppose pas au développement, elle est devenue sa condition", a-t-il martelé la semaine dernière, donnant un avant-goût de son encyclique. Pour le Pape, si l'Homme n'est pas Dieu, il a reçu la terre en héritage. Cette profession de foi, Jean-Marie Pelt, botaniste, écrivain, président de l'Institut Européen de l'Écologie et chrétien engagé, l’a fait sienne depuis tout petit. Il témoigne de ce lien consubstantiel entre Nature et Spiritualité.