Le projet de loi sur le renseignement arrive à l'Assemblée nationale

Les députés commencent à examiner le projet de loi sur le renseignement. Après les attentats de Paris de janvier dernier, le gouvernement a voulu accélérer la procédure.

Le texte a donc été examiné en commission, il arrive en séance mais il n’y aura pas de seconde lecture. Avec ce projet de loi, le gouvernement veut renforcer les moyens d'action des services de renseignement tout en protégeant les Français dans le respect des libertés. Il doit permettre d'encadrer l'activité des services et leur donner des moyens contre les filières jihadistes. Les services de renseignement n’auront désormais plus à solliciter l’autorisation d’un juge pour des missions de surveillance et d’infiltration. Un texte salué par la classe politique, mais des associations, avocats et acteurs du numérique le jugent dévastateur pour les libertés individuelles.
Ecoutez ce qu’en pense Louis Caprioli, conseiller spécial chez Géos, une société de sécurité privée, ancien sous-directeur chargé de la lutte contre le terrorisme au sein de la DST, la Direction de la Surveillance du territoire.

 
Et à noter que sept hébergeurs de données informatiques français, dont les deux principaux, OVH et Gandi, ont menacé, jeudi 9 avril, de délocaliser leur activité si le projet de loi sur le renseignement était adopté en l'état. Ils protestent contre la "captation en temps réel des données de connexion" et leur analyse par les services de renseignement au moyen de "'boîtes noires' aux contours flous".