Législatives 2017: une abstention record

12 juin 2017 Par

Le premier tour des élections législatives 2017 a été marqué par un taux d'abstention record.

La proximité avec l’élection présidentielle a sûrement sonné le glas de la participation aux élections législatives. A 17 heures, quand les bureaux de vote des principales villes de France fermaient leurs portes, la participation pour le premier tour des élections législatives n’était que de 40,75 Les principaux instituts de sondage établissent le taux d’abstention autour de 51 %.

 

Un record d'abstention ?

Il s’agirait donc d’un véritable record. Il y a cinq ans, pour le précédent scrutin, 42,8 % des électeurs avaient boudé les isoloirs. En 2007, le taux d’abstention était de 39,6 %. En 2002, 35,6 % des électeurs ne s’étaient pas déplacé pour aller voter. En 1997, l’abstention s’élevait à 32,1 % contre 31,1 % en 1993.

L’important taux d’abstention pourrait cette fois-ci faire les affaires des Républicains en Marche, le parti d’Emmanuel Macron. Elle pourrait d’une part réduire le nombre de triangulaires dans certaines circonscriptions, un phénomène expliqué également par la faiblesse de certains partis en crise, la droite, le PS et le FN.

Une situation qui pourrait profiter à Emmanuel Macron

Dans un tel dispositif, les candidats de la République en Marche pourraient ainsi tirer leur épingle du jeu, et se retrouver dans des duels qui profiteront davantage à la formation centriste, la plus à même de rassembler les électeurs des partis éliminés, du moins en théorie. 

Vendredi 9 juin dernier, dans le Grand Invité, sur RCF, le politologue Thomas Guénolé avait déclaré que depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en 1997, "vous avez un candidat qui remporte la présidentielle, et quand arrivent les législatives, il n’y a pas véritablement de campagne dans les médias car on sort de la présidentielle, et par ailleurs, la participation chute de 80 % à 60 % environ, sauf pour les électeurs du vainqueur de la présidentielle".

Le scrutin législatif actuel pourrait donc valider cette analyse, et donner à la République en Marche un nombre importants de sièges.