Nigeria: "le sort des lycéennes reste incertain"

14 avril 2016 Par

Un triste anniversaire. Il y a deux ans, les 276 lycéennes de Chibok, au Nigeria, étaient enlevées par Boko Haram.

Cela fait deux ans que les 276 lycéennes de Chibok ont été enlevés par Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. Un rapt qui avait créé une vague d’indignation à travers le monde avec le hashtag #BringBackOurGirls ("rendez-nous nos filles") sur les réseaux sociaux.  

Certaines de ces captives ont pu recouvrer la liberté. Leurs témoignages, recueillis au fil des mois, sont riches en enseignements. Ils indiquent qu’elles sont sujettes aux pires traitements, dont des violences sexuelles. En ce jour anniversaire de l'enlèvement, le groupe islamique Boko Haram a envoyé une "preuve de vie". Une vidéo montrant une quinzaine de jeunes filles recouvertes d'un hijab noir, qui donnent leur nom, a été enregistrée le 25 décembre.

L'information est rapportée par la chaîne américaine CNN. Les 15 adolescentes ont été identifiées. Un point de situation avec Laurent Duvillier, porte parole du Bureau régional de l'UNICEF pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre.

Depuis, le groupe, qui se fait désormais appelé Etat islamique en Afrique de l’Ouest, a enlevé des centaines d’autres jeunes filles, dont près de 400 au fin 2014. De plus en plus de mineurs aux mains des terroristes, militairement affaiblis depuis un an, sont utilisés comme bombes vivantes.