Nucléaire: "la fermeture des centrales aura des conséquences sociales, mais il faut savoir ce que l'on veut"

11 juillet 2017 Par Jean-Baptiste Le Roux

Dix-sept, c’est le nombre de réacteurs nucléaires que le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, veut fermer d’ici 2025.

Nicolas Hulot annonce la fermeture future de 17 centrales

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, souhaite fermer d'ici 2025 "peut-être jusqu'à 17" centrales nucléaires. Une déclaration faite lundi 10 juillet au matin, au micro de RTL. Des propos qui vont dans le sens de son plan climat, présenté jeudi dernier lors de son précédent discours.

Des propos qui pourraient faire le bonheur des ONG écologistes et anti-nucléaires. Pourtant, pour ces dernières, le plan du ministre de la Transition écologique reste trop flou quant au calendrier mais aussi par rapport aux centrales concernées. Pour Martial Château, administrateur du réseau "Sortir du nucléaire", c’est une proposition plus qu’envisageable. 
 

Des conséquences sociales

"La Cour des comptes avait dit qu’on pouvait fermer jusqu’à 20 réacteurs. C’est financièrement et techniquement possible et là-dessus, il n’y a pas d’ambigüités. Nous sommes dans une période de surproduction d’électricité, ce n’est pas un problème de fermer 17 réacteurs. Après on ne sait pas à quel rythme. Il est évident que des salariés vont être mutés. Il y aura des conséquences sociales mais il faut savoir ce que l’on veut" explique-t-il notamment au micro de Jean-Baptiste Bornier.

Ce plan permettrait de baisser à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité, contre 75 % à l’heure actuelle.    

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