Projet de loi constitutionnel: la déchéance de nationalité divise

A gauche comme à droite, la déchéance de nationalité divise. Nicolas Tenzer répond à Blaise Fayolle.

Obtenir les 3/5è du congrès afin de faire entrer la déchéance de nationalité dans la Constitution: l'objectif semble s’éloigner pour François Hollande. Pourtant soutenu par Nicolas Sarkozy, le projet de loi constitutionnel est loin de faire l’unanimité au sein du parti Les Républicains. Ainsi Alain Juppé et François Fillon refusent-ils de soutenir ce projet de loi constitutionnel, de même que Nathalie Kosciusko-Morizet. "Il y a des divisions très fondamentales à droite", pour Nicolas Tenzer. Le politologue observe des divergences autant "sur les thématique économiques et sociales" que "sur les questions de société, sur les valeurs et que la politique étrangère." Les soutiens auprès de Nathalie Kosciusko-Morizet ne cessent d’augmenter avec un groupe constitué de 20 députés qui soutiennent l’ancienne vice-présidente du parti.

A gauche, le clivage est bien présent. Si 65% des Français estiment que François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls ne mènent pas une politique de gauche (selon un sondage d’Elabe pour BFMTV), le projet de loi ne doit pas être innocent à ces réactions. Le Parti socialiste a malgré tout réussi à trouver une accord, ce mercredi 3 février, sur la formulation de la déchéance de nationalité, d'après Bruno Le Roux, président du groupe PS à l’assemblée. Pourtant le clivage au sein de la gauche est bien présent. Pour Nicolas Tenzer, "il y a une partie de la gauche qui considère que "la nationalité et le droit du sol sont des principes totalement sacrés auxquels on ne peut toucher".