Aide au développement : les transactions financières seront davantage taxées

21 octobre 2015 Par

Les députés ont voté vendredi 16 octobre dernier une augmentation du plafond de la taxe sur les transactions financières, au profit du Fonds de solidarité pour le développement.

Plusieurs amendements, une seule finalité. Dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances, les députés ont adopté vendredi dernier un premier amendement, visant à élargir le champ de la taxe sur les transactions financières (TTF). Cette dernière concernera désormais les transactions dites "intra-day", soit celles réalisées dans une même journée. Cet amendement devrait permettre de dégager de nouvelles recettes fiscales pour augmenter les financements de la solidarité internationale, et le financement de la lutte contre le réchauffement climatique.

Le second amendement va dans le sens du premier. Il fait passer de 140 à 260 millions d’euros le plafond du produit de la taxe sur les transactions financières, citée précédemment, destiné à financer le Fonds de solidarité pour le développement (FSD). 

Une bonne nouvelle pour certaines organisations non-gouvernementales. Oxfam espère notamment un triplement des recettes grâce à cette mesure. Cette dernière ne fait en revanche pas le bonheur des acteurs des marchés financiers. Pierre de Lauzun, économiste et délégué général de l'Amafi, l'association française des marchés financiers, dénonce quant à lui la difficulté de mettre en place une telle mesure.

A plus d’un mois du lancement de la COP21, la grande conférence sur le climat à Paris, les deux amendements votés par les députés répondent aux récents engagements prononcés par François Hollande. Le chef de l’Etat s’était engagé en septembre dernier à relever les financements en faveur du développement des pays pauvres et du climat.

Réaction de Louis-Marie Poitou, chargé d'étude financement du développement auprès d'Action contre la faim

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