A Angers, des animaux à la BU pour déstresser les étudiants en révision

10 décembre 2019 Par

© 2019 RCF Anjou - Le vendredi à la BU de Belle-Beille, tous les créneaux de "ronronthérapie" affichent complet.

Depuis novembre, l'université d'Angers propose des séances de médiation par l'animal dans ses bibliothèques. L'objectif : aider les étudiants à évacuer le stress des partiels. Reportage.

Des chats, des chiens et des lapins s’invitent à la BU pour déstresser les étudiants. Depuis début novembre 2019, l’université d’Angers propose des séances de médiation par l’animal dans ses bibliothèques.

Ces séances durent deux heures, le mercredi soir à Saint-Serge et le vendredi après-midi à Belle-Beille. L’objectif est d’aider les étudiants à évacuer leur stress en cette période de révisions pour les partiels, propice aux crises d’angoisse.

Musique douce et "ronronthérapie"

L’initiative rencontre un franc succès : certaines séances ont attiré plus de 200 étudiants ! A la bibliothèque universitaire (BU) de Belle-Beille, il faut s’inscrire pour avoir le droit à une séance de vingt minutes de « ronronthérapie ».

Dans une salle de la BU, tables et chaises ont été poussées pour faire de la place à des tapis et des coussins. Allongés ou assis en cercle, six étudiants chuchotent sur fond de musique douce, agrémentée de ronronnements.

Sur les trois chats ragdolls qui se baladent dans la pièce, deux viennent s’allonger tout près des étudiants pour se laisser caresser. « C’est une race très sociable », explique Lucile Civel, intervenante en médiation par l’animal.

Une pause dans les révisions

 « Je suis venue parce que je ne vois pas mon chat parce qu’il est loin, à la maison, du coup ça me fait du bien de voir des animaux, parce que ça me manque quand je suis ici », raconte Noémie en caressant l’un des félins.

« C’est l’occasion de faire une petite pause dans les révisions, dans les cours, et de se détendre un peu » ajoute cette étudiante en biologie. Si Lucile Civel a choisi des ragdolls, c’est également parce que ces chats ronronnent plus fort, ce qui n’est pas anodin.

Le ronronnement source de bien-être

« On sait que le ronronnement apporte une diminution de la tension artérielle, du rythme cardiaque, explique la zoothérapeute. Vous entendez, on chuchote tous. En fait l’animal, par sa présence et tout ce qu’il dégage, apporte un mieux-être et un apaisement significatif à la personne. »

Le ronronnement stimule même la production d’ocytocine, l’hormone du bien-être. Après vingt minutes de caresses avec les chats, Laurent est plutôt convaincu. « Ça détend vraiment, ça repose, constate cet étudiant en anglais. Après être sorti d’un contrôle, reposer la tête et le corps avec des chats, les caresser, franchement, c’est super ! »

Cristina, qui a grandi avec des chats chez ses parents, renchérit : « Ça me détend énormément, depuis toujours. Je vis mieux quand il y a un chat avec moi, vraiment ! »

L'animal facteur de lien social

Au-delà de la détente, ces séances de médiation par l’animal créent également du lien social entre étudiants, se réjouit Nathalie Clot, la directrice des BU, à l’origine de ce projet. « On a vu des étudiants qui ne se connaissaient pas parler entre eux », raconte-t-elle.

« On a vu des gens juste se poser, on a entendu des gens dire "ça m’a donné de la force, ça m’a donné du courage, ça m’a réconforté". » C’était l’objectif, en cette fin d’automne où les élèves loin de chez eux sont souvent sujets aux coups de blues.

Pour venir caresser des chats, des chiens, des lapins ou des cochons d’Inde, selon les semaines, les étudiants ont rendez-vous tous les mercredis soirs de 19 h à 21 h à la BU Saint-Serge et tous les vendredis de 13 h 30 à 15 h 30 à la BU de Belle-Beille, jusqu’aux vacances de Noël.

Ecouter le reportage :

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