Taizé a donné rendez-vous aux jeunes chrétiens en Égypte

4 octobre 2017 Par

La communauté œcuménique de Taizé a rassemblé, du 26 septembre au 1er octobre, plus de deux cents jeunes chrétiens au monastère d'Anaphora au Caire, fondé par l’évêque d’El Kousseya.

Parmi eux une centaine d’Égyptiens et une autre centaine de jeunes adultes de 22 autres nationalités. Des Européens pour la plupart mais également des Irakiens, des Libanais  et des Éthiopiens. Un rendez vous sous le signe de la rencontre de l'unité et de la paix dans un pays troublé par le terrorisme dont les églises coptes sont souvent les cibles. A l'occasion de ce "pélerinage de confiance", frère Aloïs a rencontré le pape Tawadros II, chef de l'Eglise copte orthodoxe.

"La joie de se rencontrer d'une manière réelle"

Un voyage organisé par frère Maxime, de la communauté de Taizé. "L’objet de cette rencontre était que notre communauté œcuménique parte en Egypte avec une petite délégation de jeunes de différentes églises et de différents pays, pour rencontrer l’Eglise copte orthodoxe, ainsi que le pape Tawadros" explique-t-il au micro de Pauline de Torsiac.

Pour frère Maxime, il faut retenir de ce déplacement "la joie de se rencontrer d’une manière réelle, sur plusieurs jours, entre plusieurs jeunes des deux rives de la Méditerranée, géographiquement assez proches. On sent une grande soif de se découvrir les uns les autres. C’était assez beau  de voir comment l’esprit et la pratique de ce que nous vivons à Taizé se mariait bien avec la liturgie copte".
 

Un climat de bienveillance exceptionnel avec les coptes

Au cours de ce pèlerinage, frère Aloïs a rencontré le pape Tawadros, le chef de l’Eglise copte orthodoxe. D’après frère Maxime, il est ressorti de cette rencontre "un climat de bienveillance assez exceptionnel qui vient de la visite du pape François. Le pape Tawadros a montré un réel intérêt à ce que nous pouvions vivre à Taizé".

Ce déplacement se faisait sur fond de menace terroriste, puisqu’à l’heure actuelle, les coptes sont encore la cible d’attentats en Egypte. "Le terrorisme était très présent. Notre rencontre était très sécurisée. La police nous a suivis tout au long de notre visite. A chaque déplacement, la police était très présente" conclut frère Maxime.