Un mois après le cyclone Pam, où en est le Vanuatu ?

14 avril 2015 Par

L’heure est toujours à la reconstruction. Officiellement, le bilan humain s’élève à 11 morts et le bilan matériel est considérable. Plus de 150 000 personnes seraient ainsi sinistrées.

Dans la nuit du 13 au 14 mars dernier, une tempête de catégorie 5 s’abat sur le Vanuatu. Des vents avec des pointes à 320 km/h soufflent sur l’archipel. Le lendemain, les habitants découvrent l’ampleur des dégâts. Tout a été balayé sur le passage du cyclone. Les larmes du président du Vanuatu émeuvent la communauté internationale qui se rend au chevet des sinistrés.

Un mois plus tard, c’est la question de l’eau potable qui reste une absolue priorité. Car certaines îles ne dépendent uniquement que de l’eau des pluies. L'aide internationale est arrivée très rapidement, mais les solutions pérennes manquent encore. Pourtant, la population s'est mise au travail, dès le lendemain du cyclone, faisant preuve selon l’ONG Oxfam d’une incroyable résilience.

L’autre problème, c’est la survie économique de l’archipel car 80% de la population vit de l’agriculture. Et les champs ont été ravagés.  Pour faire face, la Nouvelle-Calédonie a envoyé  près de 800 kilos de semences maraichères. La Chambre d'agriculture entend mener une action de long-terme au Vanuatu pour replanter ensuite les produits à cycle long comme le manioc, le taro, les bananes ou les ignames.
Malgré l’aide internationale, le Vanuatu a reproché aux ONG un manque de coordination. Ce qui aurait coûté, d’après le gouvernement, un temps précieux aux secours alors que la famine menaçait les habitants.

Aujourd’hui, il reste encore beaucoup à faire, notamment se reconstruire également sur le plan psychologique et émotionnel.