Carte postale de Budapest : la Commission européenne vue d’Europe centrale

Présentée par

S'abonner à l'émission

La chronique Europe

vendredi 20 septembre à 7h20

Durée émission : 3 min

Carte postale de Budapest : la Commission européenne vue d’Europe centrale

Actuellement à Budapest, en Hongrie, au cœur de l'Europe centrale, Edouard Simon évoque l'accueil de la nouvelle Commission européenne en Europe Centrale

00:00

00:00

Effectivement, mise à part la polémique autour du titre du Commissaire Grec, en charge de « la protection de notre mode de vie européen », la Commission proposée par Ursula von der Leyen a plutôt été bien accueillie. Et, l’Europe centrale n’est pas sur une autre ligne. Il faut dire que, contrairement aux nominations pour les fonctions les plus importantes de l’Union européenne (dont la présidence de la Commission), le groupe de Visegrad (qui est composé de la Hongrie, de la République Tchèque, de la Slovaquie et de la Pologne) n’a pas été oublié.

Deux de ces pays ont, en effet, hérité d’une vice-présidence de la Commission : la tchèque Věra Jourová et le slovaque Maroš Šefčovič, tous deux, déjà membre de la Commission Juncker, deviennent respectivement Vice-Présidente en charge des Valeurs et de la Transparence et Vice-Président en charge des relations interinstitutionnelles et de la prospective. Deux postes, qui peuvent sembler techniques à première vue, mais sont éminemment stratégiques. Věra Jourová, en particulier, sera en charge du respect de l’Etat de droit, dossier qui intéresse tout particulièrement ses voisins hongrois et polonais.

Ce qui ne veut pas dire que la position de la Commission changera nécessairement fondamentalement sur ce sujet. Mais en faisant porter la parole bruxelloise par une centre-Européenne, Ursula von der Leyen sort du débat étouffant et stérile entre Est et Ouest sur la question des valeurs.

la Hongrie et la Pologne aussi bien traitées 

S’ils n’ont pas le rang de Vice-Président, le hongrois László Trócsányi et le polonais Janusz Wojciechowski héritent de deux dossiers jugés stratégiques par ces deux pays : l’agriculture pour la Pologne et les questions relatives au voisinage et à l’élargissement pour la Hongrie. Ces deux Etats se sont tous deux félicités de cette proposition d’Ursula von der Leyen.

Laszlo Trocsanyi était, en effet, jusqu’en juin dernier le ministre de la Justice de Viktor Orban. C’est l’homme qui est derrière les réformes du système juridique hongrois qui sont si contestées par les Européens.

Son audition le 1er octobre prochain devant la Commission Affaires étrangères risque d’être houleuse et pourrait bien aboutir à sa mise à l’écart, alors que la probabilité qu’un pacte de non-agression entre les principaux partis politiques du Parlement pour préserver leurs candidats apparait bien faible.

Les dernières émissions

L'émission

Le vendredi à 7h20

Chaque semaine, dans la Matinale RCF, une analyse politique de l'Union européenne et de ses grands enjeux.

Le présentateur

Edouard Simon

Edouard Simon est directeur du bureau de Bruxelles du think-tank Confrontations Europe