François Bayrou réaffirme que si aucun accord n'est trouvé, la réforme des retraites de 2023 resterait en vigueur. Le Premier ministre annonce que le référendum pourrait être une issue en cas de "blocage".
Dès le premier jour des concertations, le syndicat Force ouvrière a déjà claqué la porte.
Les négociations sur les retraites commencent péniblement entre partenaires sociaux. Les positions des syndicats et du patronat restaient inconciliables, après la première journée de négociation jeudi 27 février. Ils se trouvent dans l’embarras face à la demande d'équilibre financier du gouvernement, attendue dès 2030. Ceci alors que la Cour des Comptes prévoit un déficit supérieur à 6 milliards d'euros au vu de la situation actuelle.
La réouverture du dossier des retraites était une concession faite au Parti socialiste. Elle a aidé le gouvernement Bayrou à éviter une censure au parlement. Mais le succès de la démarche paraît déjà compromis, tant les positions sont opposées.
Les syndicats s’opposent au recul à 64 ans de l'âge de départ, prévu dans la réforme de 2023. Force ouvrière a même quitté la table et dénonce une "instrumentalisation" des partenaires sociaux, pour leur "faire porter le chapeau" de cet allongement.
De son côté, le Medef refuse de "charger davantage le coût du travail" par des cotisations supplémentaires pour atteindre l’équilibre financier.
La CPME propose de faire varier l'âge de départ en fonction de l'espérance de vie.
Les deux organisations patronales souhaitent aussi l'introduction d'une dose de "capitalisation" en plus du système par répartition qui prévaut aujourd'hui.
Si aucun accord n’est trouvé, François Bayrou estime que l’ "on en restera au système antérieur, défini en 2023". Le Premier ministre prévoit même un référendum en cas de blocage sur la question.
Mais si les partenaires sociaux parviennent à un accord pour amender la très impopulaire réforme de 2023, François Bayrou a promis que le texte sera soumis au parlement.
Suivez l’actualité nationale et régionale chaque jour
RCF est une radio associative et professionnelle.
Pour préserver la qualité de ses programmes et son indépendance, RCF compte sur la mobilisation de tous ses auditeurs. Vous aussi participez à son financement !