Temps spirituel (Rennes)

Temps Spirituel
Temps Spirituel
Présentée par Guy Malbrancke

Chaque jour, RCF Alpha vous propose un moment hors du temps, un moment pour découvrir la parole de Dieu, un moment pour prier.

Le temps spirituel de RCF Alpha vous offre la chance de vivre un temps de communion en union de prière avec la communauté des auditeurs de RCF Alpha, grâce à la lecture et au commentaire de l'Evangile du jour. Le temps spirituel de RCF Alpha s'adresse à tous, chrétiens ou non et vous permet de vivre quotidiennement un temps de méditation pour démarrer la journée.

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Temps spirituel (Rennes)

Présentée par Guy Malbrancke

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14 min

Evangile du 20 janvier Danièle MARECHAL

Présenté par Xavier Jean
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10 min

Evangile du 19 janvier Guy MALBRANCKE

Présenté par Xavier Jean

Commentaire de l’évangile de Marc ch 3, v 1-6

 

Quelle violence dans cet évangile, vous ne trouvez pas ! Mettons-nous devant cette scène ; nous sommes le jour du sabbat, dans une synagogue où se trouvent des Pharisiens, remontés contre Jésus à la suite de l’affaire des épis arrachés par ses disciples, un précédent jour de sabbat ; Jésus les a en effet mouchés sur ce qui est permis ou non un tel jour et a fini par leur dire : « Le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat ».

Les voici donc devant Jésus en ce nouveau jour de sabbat, prêts à en découdre ; il y a dans la synagogue un être humain à la main paralysée, la bonne aubaine ! Les Pharisiens observent donc Jésus, afin de pouvoir l’accuser, nous dit le texte ; évidemment, ils restent totalement muets quand Jésus leur pose la question sur ce qui est permis ou non le jour du sabbat : faire le bien ou faire le mal, relever quelqu’un ou le faire tomber, apporter le salut (sauver une vie) ou apporter la mort (tuer) ?

C’est le sens du sabbat qui se joue ici entre les Pharisiens et Jésus : pourquoi le sabbat a-t-il été institué ? Quel est son objectif premier ?

Si je me réfère à des lecteurs attentifs de l’hébreu dans Exode chapitre 20 et Deutéronome chapitre 5, le sabbat a été institué comme jour de repos de tout travail certes, mais comme le jour justement où on se remémore la sortie d’Egypte, autrement dit la fin de la condition d’esclave : et donc, il ne peut plus, ce jour-là, être question de donner des ordres ou d’en recevoir ; car c’est le jour où chacun, le serviteur comme le maître, est invité à faire l’expérience de sa liberté ; c’est le jour où tout serviteur, toute personne en situation de soumission à une autorité doit être totalement libre vis-à-vis de son donneur d’ordre, de son maître, d’un travail ou d’une règle quelconque ; c’est le jour où chacun est invité à se mettre en situation de devenir pleinement responsable de sa vie, à agir par soi-même en tant que sujet, sans être sous l’emprise de quiconque ou en fusion de pensée avec quiconque, sans se mettre en situation de pouvoir ou de soumission. C’est le jour où chacun est invité à se dresser comme homme, être debout, penser par soi-même, faire vivre son cœur profond, exister à ses propres yeux, goûter à sa pleine dignité d’enfant de Dieu et exalter la gloire de son créateur. Qu’en est-il pour chacun de nous ?

Pour Jésus, il ne peut pas, ce jour-là, être question de permis ou de défendu ou de règles à suivre, car c’est tout l’inverse qui a été voulu par Dieu dès l’origine.

C’est ainsi que je m’explique la colère de Jésus devant l’endurcissement du cœur des Pharisiens qui ont détourné le sens du jour du sabbat pour le mettre sous la coupe d’un nouvel esclavage : celui du permis-défendu, ce qui aboutit à bloquer tout engendrement de la personne à elle-même, en tant que sujet à part entière.

D’où la guérison un jour de sabbat de cet être humain pour qu’il puisse se mettre en route pour devenir un homme pleinement acteur de sa vie, et passer, comme homme, de l’image de Dieu à la ressemblance avec le divin.

Je terminerai avec deux citations qui me semblent expliquer l’attitude de Jésus en ce jour de sabbat ; Saint Irénée : « La gloire de Dieu c’est l’homme vivant, l’homme debout ! » ; l’abbé Pierre : « Chacun a le droit et le devoir d’accomplir sa vie ! », et j’ajoute, ce qui suppose que lui soient donnés les moyens de se tenir debout, ce qu’a fait Jésus pour l’homme de notre évangile.

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9 min

Evangile du 18 janvier Isabelle LAURENT

Présenté par Xavier Jean
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11 min

Evangile du 17 janvier Luc BOUGE

Présenté par Xavier Jean

Marc 2, 18-22

 

Les invités de la noce pourraient-ils jeûner alors que l'Époux est avec eux ?

 

Dans ce texte, nous avons d'un côté les Pharisiens, de l'autre les disciples de Jean le Baptiste et au milieu, Jésus.

 

Les pharisiens sont un groupe religieux et politique de juifs fervents. Ce sont eux qui ont développé la tradition des commentaires de la Torah, la loi de Moïse. Ils sont de remarquables connaisseurs de la loi grâce à une formation approfondie et une pratique minutieuse. Ils se présentent comme les dépositaires de la tradition des anciens.

 

Les disciples de Jean, eux, sont dans l'attente fervente du retour du Messie. Jean lui-même se présente comme la voix qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers (Mc 1, 3). Jean annonce celui qui doit venir, celui qui est plus grand que lui, mais qu'il ne connaît pas encore (Mc 1, 7). Les Pharisiens sont donc d'une certaine manière tournés vers le passé, les disciples de Jean sont donc d'une certaine manière tournés vers l'avenir. Les deux, les Pharisiens comme les disciples de Jean sont "ailleurs", un ailleurs de perfection, un ailleurs d'avènement, ailleurs.

 

Jésus, lui, ne se comporte pas comme eux et cela étonne : Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas (Mc 2, 18) ? Jésus répond : Parce que l'Époux est avec eux, aujourd'hui, ici et maintenant. Jésus n'est pas tourné vers le passé pour le garder, il n'est pas tourné vers l'avenir pour le préparer. Non, Jésus est là, vraiment là, aujourd'hui, avec ses disciples, et il se tient, au milieu de ses disciples, en Maître : le maître du passé, de la loi et du sabbat (Mc 2, 23) ; le maître de l'avenir, celui qui affirme que les temps sont accomplis et que le règne de Dieu est tout proche (Mc 1, 15).

 

Mais Jésus se présente lus encore comme l'Époux. L'image de l'Époux est centrale dans tout le Premier Testament, par exemple dans ce passage d'Isaïe (Is 62, 5) : "Comme un jeune homme épouse une vierge, ton Bâtisseur t’épousera. Comme la jeune mariée fait la joie de son mari, tu seras la joie de ton Dieu". L'Époux, c'est donc celui qui relève les ruines d'Israël et qui trouve sa joie dans son peuple.

 

Pour tous les juifs qui connaissent la Bible, et donc en particulier pour les Pharisiens et les disciples de Jean le Baptiste, l'identification est immédiate. Si Jésus est l'Époux, il est celui qui a relevé Israël et il est celui que le peuple attend. Si Jésus est l'Époux, alors le passé et le futur sont présents en même temps, par lui, par sa personne, ici et maintenant.

 

Un jour, en chemin, Jésus avait interrogé ses disciples : Au dire des gens, qui suis-je ? Ils avaient mentionné Élie le prophète, Jean le Baptiste, une figure du passé et une figure de l'avenir. Mais Pierre avait dit : Tu es le Christ, au présent (Mc 8, 29).

 

Et si l'Époux est là en personne, c'est que ce moment présent, ici et maintenant, est une noce. Les disciples de Jésus sont invités à cette noce et nous aussi, aujourd'hui. Pour recevoir tout ce que l'époux veut nous donner à l'occasion de ses noces, il faut laisser ses vieux habits, il faut laisser ses vieilles outres. Car pour ses noces, l'Époux veut nous offrir de magnifiques vêtements tout neufs, il veut nous offrir du vin meilleur que tout ce que nous connaissions. Oui, ces vêtements neufs, ce vin nouveau, ils sont pour nous, vraiment pour chacun de nous, aujourd'hui, ici et maintenant.

 

Entrons donc vite dans la salle de noces pour y retrouver l'Époux, il nous y attend, impatiemment !

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10 min

Evangile du 16 janvier Abbé Nicolas ESNAULT

Présenté par Xavier Jean
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10 min

Evangile du 16 janvier Abbé Nicolas ESNAULT

Présenté par Xavier Jean
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9 min

Evangile du 15 janvier Agnès PERSEHAIE

Présenté par Xavier Jean
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10 min

Evangile du 12 janvier Gilles DE COURREGES

Présenté par Xavier Jean
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10 min

Evangile du 11 janvier Patrick PUECH

Présenté par Xavier Jean
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8 min

Evangile du 10 janvier Naomi BUICK

Présenté par Xavier Jean

Marc chapitre 1er, versets 14 à 20

D’après l’évangile de Marc, c’est suite à l’incarcération de Jean-Baptiste que Jésus commence lui-même à annoncer la Bonne Nouvelle de Dieu, que Dieu aime les êtres humains – qu’il veut que ses enfants qui sont loin de lui reviennent à lui, et qu’ils vivent en relation avec lui. Jésus annonce que le règne de Dieu est tout proche et invite ceux qui l’écoutent à changer de vie.

Jésus commence son ministère en Galilée – là où il a grandi… Un jour en marchant à côté du lac de Galilée, il voit deux hommes au travail, en train de pêcher des poissons.

Jésus invite ces deux hommes à venir avec lui. D’un point de vue matériel Jésus n’avait pas grande chose à leur proposer.

Ce que Jésus pouvait proposer c’était sa présence, son amour, sa bienveillance… leur montrer le chemin de retour à Dieu, le chemin de la vie éternelle.

En invitant ces hommes à le suivre, Jésus fait un jeu de mot : Si vous venez avec moi, vous ne pêcherez plus des poissons, vous allez plutôt pêcher des êtres humains.

Ce n’est plus des poissons qui vont être attirés dans vos filets, par votre ministère, des hommes et des femmes seront attirés à Dieu… Jésus vient à leur rencontre là où ils se trouvent.

Comme il vient nous trouver là où nous nous trouvons.

Et il utilise cette métaphore pour dire que Dieu les accepte tels qu’ils sont, et les utilisera tels qu’ils sont. Simon Pierre et André et un peu plus tard Jacques et Jean acceptent l’invitation de Jésus et se mettent à le suivre aussitôt.

Ils n’ont pas besoin de temps pour réfléchir. Il n’y a pas d’hésitation. Tout de suite, ils se mettent à suivre Jésus.

Ces hommes ont senti dans la présence et dans les paroles de Jésus la présence de Dieu.

Ils ont été attirés vers lui et ils ne pouvaient pas dire non, parce qu’ils avaient envie de vivre en relation avec Dieu.

Cette invitation a changé complètement leur vie – ils ont laissé derrière eux la vie qu’ils connaissaient. Ils ont laissé leur famille et leurs filets pour suivre Jésus – ils ont laissé le moyen qu’ils avaient pour gagner leur vie. Ils ont fait confiance à Dieu, que s’ils suivaient Jésus, Dieu allait pourvoir à ce dont ils avaient besoin.

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8 min

Evangile du 9 janvier David BUICK

Présenté par Xavier Jean

 Le baptême du Seigneur Lc 3, 15-16, 21-22 

 

De nos jours comme des jours de Jean-Baptiste, beaucoup attendent un sauveur, un messie quelconque.

Ceux qui suivaient Jean-Baptiste attendait le Christ, l’oint, celui annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament.

Certains, ne reconnaissant pas en Jésus ce sauveur promis, l’attendent toujours.

D’autres aujourd’hui se tournent vers d’autres personnages avec un certain charisme – quelqu’un qui distillerait en quelque sorte tous leurs espoirs et toutes leurs ambitions, que ce soit une figure politique, un militant écologiste ou autre, une célébrité dont le mérite consiste surtout à être célèbre, ou parfois, même encore, un personnage religieux.

Mais Jean-Baptiste déclare ceci : « celui qui vient est plus puissant que moi ». Jean a exercé fidèlement son ministère de baptiseur d’eau, c’est tout à son honneur, mais il insiste sur le fait que les actions de ce Sauveur promis étaient d’un tout autre ordre : lui allait baptiser dans l’Esprit Saint et dans le feu.

Ce Sauveur dépasse complètement la dimension purement humaine et matérielle.

La déclaration de Jean-Baptiste s’adresse aussi à ceux et celles tentés par des « messies » d’aujourd’hui qui n’en sont pas. Ils peuvent avoir beaucoup de qualités, mais ces « messies » restent humains.

Si notre confiance n’est que dans l’un de nos semblables, nous risquons d’être déçus… Jean-Baptiste nous rappelle qu’en Jésus, le Christ, nous avons affaire à quelqu’un qui tout en étant pleinement homme, est par ailleurs « à tous égards semblable à Dieu » comme Paul nous le rappelle dans sa lettre aux Philippiens.

Mais voilà que la deuxième partie de notre lecture déjoue encore nos attentes par rapport à un tel Messie.

Celui qui apporte un baptême infiniment supérieur à celui de Jean, celui dont Jean se dit indigne de défaire la courroie de ses sandales, le voici, « lui aussi », qui fait « comme tout le peuple », attendant son tour pour recevoir le baptême de Jean.

Ici, le message est tout en symbole. Si Jésus fait ainsi, ce n’est nullement parce qu’il a besoin d’accomplir un geste de repentance ; c’est plutôt qu’il veut s’identifier à « tout le peuple ». C’est une déclaration de sa volonté de venir servir plutôt que d’être servi ; de ne pas affirmer son rôle de Messie par les rapports de force d’usage mais plutôt par une démarche d’humilité et de participation ; de susciter une adhésion volontaire plutôt que d’imposer son régime.

La descente de l’Esprit-Saint à cette occasion et la déclaration qui l’accompagne témoignent de l’approbation de cette démarche par le Père céleste ; elles servent aussi à nous rappeler que tout en s’associant de façon « horizontale » à la communauté humaine, le Christ est aussi Dieu parmi nous, et rien de moins

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12 min

Evangile du 8 janvier Anne FREVILLE

Présenté par Xavier Jean