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Un regard chrétien sur le monde
Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.

Un regard chrétien sur le monde

Un regard chrétien sur le monde que portent les chroniqueurs bénévoles de RCF Lorraine, laïcs et/ou engagés en Église.

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Episodes

  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    4 avril 2025

    La dépression : le mal du siècle

    5 min
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    3 avril 2025

    Tremblements et émoi

    3 min
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    2 avril 2025

    Concurrence destructrice et pompe à richesse

    4 min
    Depuis environ un demi siècle, il existe un quasi-consensus de pensée, qui se fonde sur le principe suivant : la compétition entre les acteurs économiques augmente la richesse d’un pays et améliore la pouvoir d’achat des ménages.
    Ceci constitue même le principe fondateur des réformes radicales du président américain Ronald Reagan et de la première ministre Margaret Thatcher. Ils ont pour conséquence d’élargir la concurrence à la plupart des domaines de la vie.
    Dans un premier temps, ces réformes avaient clairement comme but de casser le pouvoir des syndicats en délocalisant l’essentiel de la production dans des pays pratiquant des très bas salaires. Dans un deuxième temps, l’ouverture à la concurrence allait profiter de ce fait aux consommateurs, par contre, les ouvriers n’en profitaient pas vraiment, puisqu’ils perdaient leurs emplois par milliers, entraînant la destruction de leurs tissus sociaux.
    Cependant, les bénéfices de la concurrence étaient bien réels en ce qui concerne les téléphones portables. L’État a imposé aux opérateurs de couvrir l’ensemble du pays en échange de l'octroi des fréquences. Les tarifs pratiqués pour les abonnements étaient identiques dans tout le pays, peu importe si une antenne de téléphonie couvre 100 foyers ruraux ou 100’000 en ville. Les urbains payent indirectement les infrastructures des ruraux.
    L’ouverture à la concurrence de la téléphonie fixe et des connexions à fibres optiques avait comme effet que France Télécoms n’était plus responsable des câbles. Elle transférait cette responsabilité aux Mairies, ce qui défavorisait les petites communes rurales.
    Un effet similaire s’observe maintenant avec l’ouverture à la concurrence des chemins de fer nationaux. L’effet sur l'aménagement du territoire est délétère, et cela de l’avis même de l’ancien président de la SNCF. Celle-ci doit subventionner les lignes les moins rentables par les gains réalisés sur les lignes de TGV les plus rentables.
    L’inconvenant, c’est que l'ouverture à la concurrence casse ces subventions. Les concurrents de le SNCF cherchent à s’installer uniquement sur les lignes avec des marges de bénéfices importantes. Le résultat de cette concurrence est que la SNCF a moins de moyens pour financier les lignes peu rentables qui servent à l’aménagement du territoire.
    A moyen terme, soit c’est le contribuable qui paiera pour maintenir les lignes du territoire pas rentables, soit ces lignes disparaîtront. La concurrence diminue certes les coûts là où elle s'applique, mais avec des effets néfastes pour la cohésion du pays.
    En conclusion, nous pouvons constater que l’ouverture à la concurrence, bien qu’elle diminue certains coûts, ne contribue ni au développement, ni à la cohésion du pays.
    Nous avons déjà fait le constat que la concurrence dans le secteur de la production d'électricité n'a rien apporté de bon. Aux consommateurs, elle n’a apporté que de harcèlements téléphoniques par des acteurs privés, et EDF a accumulé des déficits catastrophiques. En fin de compte, l’État se voit dans l’obligation de renationaliser EDF. Il est probable que la SNCF suivra le même chemin.
    Ceci est d’autant plus regrettable qu’un large réseau ferroviaire est indispensable pour bien vivre dans une société avec un accès de plus en plus difficile aux énergies fossiles. Mais tout ces erreurs découlent d’une politique de concurrence irréfléchie.
    L’organisation de la concurrence depuis un demi-siècle est à l’origine de la destruction d’une grande partie de la classe ouvrière et de ses structures sociales. Elle a ensuite favorisée la concentration des richesses dans des oligopoles privés. Ces oligopoles fonctionnent comme des pompes à richesse en faveur des 0,1% les plus riches, au détriment de la cohésion sociale.
    La parole de Dieu apporte un message très différent. Elle dénonce les rivalités, les haines et les jalousies. Le message du Christ est fondé sur l’humilité et le respect du prochain. Le rôle de l’État ne devrait pas être d’amplifier le
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    1 avril 2025

    Espérer en ce début de printemps

    4 min
    Comment vivre heureux ici et maintenant ?
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    28 mars 2025

    Soyons des réveilleurs de confiance !

    4 min
    Deux articles récents du journal La Croix viennent de nous ramener 5 ans en arrière, au moment où était décidé le confinement de toute la population afin de lutter contre la pandémie.
    Au delà de la nécessité sanitaire, ce sont nos modes de vie, de production et de consommation qui alors ont été remis en cause. Dès lors, a été éprouvée la fragilité de nos sociétés et, dans la foulée, de nos libertés publiques et individuelles.

    Chacun se rappelle pourtant que bon nombre d’ intellectuels et des chercheurs appelaient alors à inventer le monde de demain, un monde qui serait forcément plus solidaire, un monde où chacun pourrait s’épanouir dans son projet de vie.

    Or beaucoup sont sortis de cette période épuisés, angoissés. On sait ainsi que les données publiées sur la santé mentale des individus sont alarmants, notamment pour ce qui concerne les jeunes.
    Et nous voici maintenant embarqués dans un monde qui instaure le rapport de force comme seul mode de relation possible, un monde où tout autre est perçu comme une menace.

    Nous pensions être sortis de la pandémie en étant au moins assurés que les progrès scientifiques permettaient de faire face à une crise sanitaire majeure. Mais voila qu’aux Etats-Unis, l’administration TRUMP s’est lancée dans une croisade anti-science : coupe des budgets des universités, licenciements massifs de chercheurs, censure dans les programmes de recherche.

    De la même façon, les mouvements complotistes ou extrémistes se démultiplient pour produire de la désinformation, affaiblir la capacité de régulation du débat public et alimenter les dynamiques d’hostilité et de peur.

    Alors, comment retrouver la confiance en nos sociétés ? Au Secours Catholique, nous pensons qu’il nous faut réinvestir toute forme possible d’engagement démocratique et social, raison pour laquelle le bureau national vient de publier un texte national intitulé : « Soyons des (r)éveilleurs de confiance » .

    Il s’agit là de proclamer que nous ne pouvons en rester à nous désespérer de ce que nous ne pouvons pas changer. Nos espaces d’accueil inconditionnel, les actions développées pour lutter contre la pauvreté, la place que nous donnons aux personnes connaissant la précarité sont des expériences sur lesquelles nous pouvons nous appuyer pour témoigner que la solidarité et la fraternité sont fécondes.

    Prenons conscience que ce qui nous unit est beaucoup plus fort que ce qui nous divise, pour peu que nous cherchions la vérité. Ayons le goût de la rencontre et cherchons à faire en sorte que les talents de chacun profitent à tous.
    Invitons chacune et chacun à poser des diagnostics basés sur la réalité, à réfléchir, à proposer des initiatives pour préserver notre modèle social et combattre les injustices dont nous sommes les témoins.

    C’est ainsi que nous pourrons éradiquer le poison de la défiance ou de la recherche de boucs émissaires pour enfin entrer dans une dynamique d’espérance.
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    26 mars 2025

    Avez-vous un but dans la vie ?

    5 min
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    25 mars 2025

    Apporter la lumière de l'espérance

    5 min
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    24 mars 2025

    Récréons des liens réparateurs pour une société plus fraternelle

    4 min
    Une chronique de Jean-Baptiste Marotta.
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    21 mars 2025

    La marche, école de sagesse et de vie

    4 min
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    20 mars 2025

    Vous ne voulez pas la paix ?

    3 min
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    19 mars 2025

    Records de température

    4 min
    L'année 2024 avait été la plus chaude depuis le début des relevés de température, au milieu du 19e siècle. Les conséquences sont multiples et peuvent parfois sembler contradictoires.
    Le site européen Copernicus a publié un bilan de l'année écoulée qui montre aussi l’évolution du contenu de la vapeur d'eau dans l'atmosphère, l’étendue de la glace des pôles, la température des océans, les jours insupportablement chauds, et d'autres paramètres importants pour l’habitabilité de la planète.
    En 2024, la limite des 1,5 °C de hausse des températures par rapport au début du 20e siècle a bien été franchie pour la 2e année consécutive.(1)
    Pour ne pas franchir cette limite d’une manière permanente, il faudrait que les émissions planétaires tombent quasiment à zéro avant 2050. Malheureusement, hors impact d'une comète ou d’une série de pandémies, je ne vois pas comment une telle réduction des émissions pourrait arriver.
    La température de l'air et la quantité de vapeurs d'eau dans l'air battent des records.
    Avec l'évolution en cours, il est certain que tous ces records tomberont les uns après les autres dans pas longtemps. Nous verrons malheureusement aussi les conséquences de plus en plus visibles de la dérive climatique comme les sécheresses, les feux de forêt et les inondations. Toutes ces catastrophes ne semblent pas suffisantes pour inciter les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre à diminuer leurs émissions et à inciter les plus grands consommateurs à choisir un peu plus de sobriété. Mais pourquoi toutes ces choses évoluent dans la mauvaise direction ?
    L’humanité donne de plus en plus l’impression que seul le pouvoir compte, y compris le pouvoir d’achat, et que la vérité, la réalité et la nature sont des quantités négligeables.
    L’actualité montre que l’Intelligence Artificielle sert avant tout à augmenter le pouvoir de quelques puissants. Tous les grands acteurs dans ce domaine renoncent les uns après les autres à leur propre plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
    Ainsi, il y a 5 ans, Google annonçait vouloir atteindre la neutralité carbone en 2030. Maintenant, Google vient d’enterrer ce plan. A cause de l’Intelligence Artificielle, les émissions ont augmenté de 50 % en 3 ans, alors que le plan prévoyait une baisse de 30 % dans cette même période.(2) D’autres entreprises comme Microsoft, Amazon et Facebook ont laissé entendre qu’ils pourraient suivre Google et enterrer leurs plans de réduction des émissions.
    Il faut se rendre à l’évidence. Nous vivons dans un monde ou seul le pouvoir compte, la vérité et même la vie sont des quantités négligeables. L’intelligence artificielle accélère la perte de la notion de vérité et de la dignité de la vie humaine parce que les puissants veulent toujours plus de pouvoir, mais sans se poser la question à quoi devrait servir leur pouvoir. Ce refus de réfléchir sur le but du pouvoir, et aussi sur le but de la vie d’une manière générale, mène l’humanité à sa perte.
    Plus que jamais dans l’histoire, les chrétiens devraient avoir une parole prophétique contre cette évolution de la société. Mais quelle parole prophétique ?
    Dieu nous montre le but du pouvoir. Ce but correspond aux aspirations profondes des humains dès qu’ils se libèrent un peu de la toxicité de la vie moderne. Le souhait de Dieu correspond à nos aspirations profondes : aimer et être aimé, s’émerveiller de la beauté et de la richesse de la création, et être reconnaissant de la grâce de Dieu. Mais n’oublions pas que ces buts de Dieu pour l’humanité ont des conséquences pratiques.
    Aimer le prochain implique que nous l’aimons dans son environnement, car il n’est pas concevable d’aimer le prochain et en même temps de détruire son environnement. Ensuite, aimer Dieu implique aussi d’aimer l’œuvre du créateur et donc de prendre soin de la nature.
    Vous trouvez plus d’informations sur le site internet « pratiquement-durable.com ».
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    18 mars 2025

    Toucher du doigt l'universel

    4 min
    Dans Mélodies Intérieures, paru aux Presses de la Renaissance en 2014 Louis Chédid confesse : « Je me vois comme un chroniqueur de la société, un éditorialiste qui tente, à travers sa musique, de donner un peu de hauteur aux thèmes de société. Faire de la scène une tribune, pourquoi pas ? À condition que l’artiste l’utilise pour révéler, faire résonner la part d’humanité et la beauté tapies en chacun de nos actes. »
    Dans son concert du jeudi 6 mars, Salle Poirel, auquel votre serviteur a assisté, c’est ce qu’il a fait dès le début, avec le morceau qui ouvre également son dernier cd intitulé Rêveur, Rêveur.
    On y entend la strophe suivante :
    Dans ce monde, si compliqué / Respect pour ces aventuriers / Qui passent leur temps à chercher / Le meilleur dans l’humanité / Y a tant d’amour à partager / Tant de beauté à découvrir / À recevoir et à donner /
    Louis Chedid, 77 ans, le « père tranquille » de la chanson française y fait honneur à son surnom. C’est l’éloge d’un monde où l’on prend son temps pour les autres, comme il l’a exprimé ce soir là dans la chanson de 2015 Tu peux compter sur moi, dont je vous cite les paroles suivantes :
    Si un jour tu sens le besoin / De parler à quelqu'un / De mettre des mots sur tes peurs / Si tu en as gros sur le cœur / Tu peux compter sur moi / (…) / Ce ne sont pas des paroles en l'air /
    Ni de promesses à la légère / Mais ma déclaration d'ami / Peut-être un peu d'amour aussi / (…) / Quelle que soit la raison / Ni pourquoi ni comment / Ni pour combien de temps
    Comme en écho, dix ans plus tard, il chante maintenant : Où que tu sois, où que tu ailles / Si t'as le cœur qui sort des rails / Douleur capitale ou vénielle / Quand les nuages ??s'amoncellent / Même si je peux pas t'empêcher d'être triste / Je plongerai dans les abysses Scaphandrier, j'irai / Au fond, te repêcher /(…) Si par moment, tu as l'âme vide / Glacée dedans et l'œil humide / Je viendrai rompre le silence / En te chantant la vie qui danse / N'hésite pas une seule seconde / Il y a quelque part dans le monde / Quelqu'un qui tient à toi / Et ce quelqu'un, c'est moi / Je suis là/
    Il me semble que le temps qui passe pourrait être le fil rouge de ce concert. Mais quand Louis Chédid entonne Anne, ma sœur Anne, chanson de 1985, alors que dixit l’auteur-compositeur « La France penche dangereusement vers les rives bleu blanc rouge du FN », je me dis que les temps ne changent pas. Dans Mélodies intérieures, livre déjà cité, Louis Chédid explique en effet que « Dans « Anne, ma sœur Anne », je ne visais pas tant le FN que les extrêmes de tous bords, l’intolérance qui condamne aveuglement. » Aujourd’hui, alors que nous assistons à une montée des extrêmes, cette chanson qui dit « La voilà revenue, l’historique hystérie » reste malheureusement d’actualité.
    Louis Chédid prend aussi du temps, comme il l’exprime dans le morceau Mon âme et moi, dont voici un extrait : Faut croire qu'mon âme et moi / On s'aime bien / Quand on s'envolera / Qu'on retournera Au-delà d'la lune / Léger comme une plume / Quand on ne pèsera plus / Que 21 grammes /Quand on s'ra redev'nu / Poussière d'étoile / Terriens, terriennes / Mes frères, mes sœurs / La vie ne serait rien / Sans une âme à l'intérieur / Humains, humaines / Écoutez-moi bien / C'est un cadeau du ciel / Il faut en prendre soin /
    Ces quelques lignes confirment encore une fois ce que disent la plupart de celles que j’ai largement cité dans ma chronique et qu’explique le fils de l’écrivaine et poétesse Andrée Chédid : « Mon engagement est d’ordre affectif, je combats sur le front des émotions. Les chansons les plus plébiscitées sont celles qui traitent des sentiments aux proximités passionnelles. Elles parlent à tout le monde, contrairement aux vieilles rengaines politiques qui ne parlent qu’à l’intellect. Finalement, en allant au fond de soi, on touche du doigt l’universel ».
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    17 mars 2025

    Au nom d'un dieu...

    4 min
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    14 mars 2025

    Répondre à un légitime besoin de sécurité, est-ce donner dans la surenchère ?

    4 min
    Depuis des années, mais plus encore ces derniers mois, des contre-vérités se sont imposées dans le débat public.

    L’essor des réseaux sociaux et des chaînes d’information en continu favorise de fait une information caricaturale et l’amplification de discours réactionnaires. Ceci se vérifie, par exemple à l’audience des médias du milliardaire Vincent Bolloré : Cnews, C8, Europe1 ou le JDD.
    Désormais, la communication ne repose plus sur des arguments chiffrés et vérifiés, mais sur l’expression des affects et des ressentis. Ceci a notamment pour effet d’entraîner une diffusion plus forte des faits divers, dont on sait qu’ils intéressent et suscitent l’émotion.

    C’est ainsi que s’est imposée la conviction que l’immigration et l’insécurité menacent les fondements même de la nation française.
    Mais ce qui aujourd’hui est grave est que, loin de rétablir la réalité des faits, nos gouvernants, eux-mêmes, en viennent à relayer des postures, qui étaient jusqu’ici l’apanage de l’extrême droite identitaire. Je prends deux exemples sur ces sujets.

    Sur la question de l’immigration d’abord, les discours de vérité sont devenus inaudibles. On le voit dans les propos du ministre de l’intérieur sur les « français de papiers » ou « la régression ethnique » ou même dans ceux du premier ministre parlant de « submersion migratoire », alors même que la France accueille beaucoup moins d’exilés que ne le font bien d’autres pays européens.

    De la même façon, en médiatisant à outrance des faits divers criminels impliquant des étrangers ayant l’obligation de quitter la France, on veut faire croire que tous les étrangers sous OQTF sont des terroristes, des assassins ou au mieux des délinquants, alors que 99 % d’entre eux, ayant vécu le traumatisme de l’exil, ne demandent qu’à s’intégrer en France et y construire par leur travail leurs projets de vie.

    Autre exemple, ayant trait cette fois à la sécurité, puisque notre ministre de la justice vient d’interdire que soient proposées en prison des activités supposées ludiques, alors que, suite à un appel à projets de l’administration pénitentiaire, il s’agissait d’accompagner des personnes détenues sur le chemin de leur réinsertion, car là est, pour la société, le véritable enjeu.

    A médiatiser sans nuances de prétendues activités ludiques en prison, on en vient à oublier que la mission principale de la détention est bien de prévenir la récidive. Mais comment ressortiront celles et ceux que l’on oublie derrière les murs des prisons quand ils accumulent au quotidien une violence inouïe du fait de conditions de détention indignes ?

    Valéry Giscard d’Estaing disait en son temps que la détention n’est que « la privation de la liberté d’aller et de venir et rien d’autre ». Nous en sommes loin  et l’on ne peut imaginer que les personnes détenues sortiront différentes si on ne cesse de les maintenir dans des conditions qui étaient justement celles qui les ont conduites en prison.

    Dans ce climat difficile sur ces questions d’immigration ou de sécurité, on aurait pu espérer que nos politiques contribuent à informer l’opinion plutôt que de la suivre. Mais l’on voit bien,hélas, qu’au lieu de poser les conditions d’un débat éclairé, on ne fait qu’engager de mauvais procès, mettant à mal la société toute entière.
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    10 mars 2025

    Qui est Hamilton Naki ?

    5 min
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    7 mars 2025

    Désinformation... censure... que faire ?

    5 min
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    6 mars 2025

    Un vent mauvais souffle sur l'Europe

    3 min
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    5 mars 2025

    Illusions sur l'avion neutre en carbone

    4 min
    Dans l’Union Européenne, depuis le début de l’année, les transporteurs aériens ont l'obligation d'intégrer 2 % de carburante origine durable dans leurs consommations. Les capacités de production sont très limitées mais pourraient être suffisantes jusqu'en 2029.
    Mais les carburants à base de pétrole présentent des caractéristiques qui les rendent très difficilement substituables. Ils sont très denses énergétiquement par unité de volume et peuvent être obtenus facilement à partir d'une ressource disponible en abondance dans l'environnement : le pétrole.
    Pour le remplacer, il n’existe que deux types de « carburants d’origine durable » :
    - les carburants produits à partir de la biomasse non valorisable pour l’alimentation.
    - les carburants de synthèse produit à partir de l’hydrogène et le gaz carbonique.
    Les techniques pour produire des carburants synthétiques ont fait leurs preuves, mais ils ont un mauvais rendement énergétique. Il faut 4 fois plus d’énergie pour produire un carburant synthétique que pour produire un litre de kérosène.
    Pour cette raison, seule les bio-carburants sont utilisés, mais leur production est très limitée. En Europe, les "bioraffineries" parviennent à produire un million de tonnes par an, alors que la consommation des avions est de l'ordre de 50 millions de tonnes par an. L’agriculture peut donc fournir les 2 % de carburants durable exigés par l’Europe aujourd’hui.
    Mais, d'ici 5 ans, il va en falloir 3 fois plus, et d'ici 15 ans, il va en falloir 10 fois plus. Puisque l’agriculture ne pourra pas multiplier sa production par 10, il ne reste que la solution des carburants synthétiques.
    Si, en Europe, nous souhaitons avoir 10 millions de tonnes de ces carburants durables par an, - soit 20% de la consommation -, il faudrait augmenter la production d’électricité de 15% à 20%. L’Europe devrait donc construire 40 EPR uniquement pour produire du carburant durable pour l’aviation.
    Au vu de cette valeur, on peut douter que le plan aille à son terme dans le cadre annoncé.
    D'une manière générale, le plan européen ne prévoit pas de sobriété. Quel que soit le secteur, qu'il s'agisse d'automobiles, d'avions, d'industrie ou de bâtiment, les plans ne supposent pas une baisse d'activité, au contraire, tous parlent de « croissance verte ».
    Ces plans ne sont pas réalistes.
    Si le prix des carburants des avions est multiplié par 4, le prix des billets va être multiplié par 3, et à ce prix, il n’y aura plus de croissance du trafic aérien.
    Par contre, si nous refusons la sobriété maintenant en utilisant tout le pétrole de la planète, cette même sobriété s’imposera à nous quand même, environ 20 ou 30 années plus tard. Mais nous devrions alors nous adapter à une planète plus chaude de 3°C. Dans ces conditions, les dégâts pour notre civilisation fragile seront très élevés.
    Choisissons donc la sobriété dès aujourd’hui. D’un côté, nous pouvons investir dans les économies d’énergie de nos logements, de l’autre côté, nous pouvons investir davantage dans des relations humaines et moins dans la consommation ostentatoire. Notre civilisation a besoin d’une quantité incroyable de publicités pour fonctionner et le but des publicités est de rendre insatisfait pour nous pousser à l’achat. Ce n’est pas sans conséquence. Le taux de dépression et de burn-out est beaucoup plus élevé dans les pays riches que dans les pays pauvres, surtout parmi des personnes qui ont peu de liens sociaux.
    Un conseil de l’apôtre Paul est vraiment d’actualité. Il écrit à Timothée 6:6-7 : Certes, la piété est une grande source de gain, si l'on se contente de ce qu'on a. Car nous n'avons rien apporté dans le monde, comme nous n'en pouvons rien emporter.
    Un peu plus de lien social et moins de consommation ostentatoire, y compris des voyages en avion, éviteraient de nombreux burn-outs et permettent de vivre la sobriété heureuse.
    Vous trouvez plus d’informations sur le site internet « pratiquement-durable.com ».
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    4 mars 2025

    Tu ne tueras point !

    4 min
  • Dans un regard chrétien sur le monde, les bénévoles donnent leur point de vue sur une actualité.
    3 mars 2025

    Les piliers de la Paix

    4 min

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