Le magazine Nature et environnement de RCF, dans l'esprit de Laudato si et le développement intégral.
Le Plan de Transformation de l'Économie française, du Shift Project, propose un programme de transformation de l’économie en cohérence avec des objectifs environnementaux ambitieux. Comment a t il été écrit et validé ?
Baptiste Andrieu, doctorant à l'Institut des Sciences de la Terre de Grenoble et au Shift Project, sous la direction d’un géologue, Olivier Vidal, et de Gaël Giraud, économiste mondialement connu, témoigne à l’antenne des méthodes employées pour élaborer et valider l’acceptabilité de ce plan qui couvre tous les secteurs de l’économie Française en vue d’atteindre les objectifs environnementaux ambitieux qui sont nécessaires, tout en veillant à conserver en permanence la cohérence entre les besoins en énergie, en ressources naturelles, et en préservation d’un emploi pour chacun.
Il est de plus en plus question d’économie circulaire. Mais qu’en est-il réellement ? L’économie circulaire est souvent associée à la gestion des déchets, au développement durable et particulièrement à l’environnement mais ce n’est pas uniquement une économie du déchet et du recyclage. Certaines structures se lancent dans l’économie circulaire pour faire face aux enjeux sociétaux actuels notamment concernant les ressources disponibles et la raréfaction de ces dernières. Ils recyclent donc leurs propres produits ou en collectent puis recyclent les déchets.
Mais cet enjeu environnemental et la question de la gestion des déchets ne sont qu’une partie de la vision systémique que permet l’économie circulaire. L’économie circulaire est un modèle économique plus global qui repense l’usage des produits sur l’intégralité de leur cycle de vie.
À Grenoble, la Remise est une association qui fait rimer économie circulaire et économie solidaire. Elle agit pour donner une seconde vie aux textiles tout en participant à l’insertion de personnes éloignées de l’emploi, avec un modèle économique tout à fait original qui connaît un vrai succès. Pour en parler, Commune Planète a le plaisir de recevoir François-Xavier Lapierre, le directeur de La Remise, une ressourcerie spécialisée dans la collecte, le tri et la redistribution de vêtements sur la métropole Grenobloise..
Avec l’essor du e-commerce, le volume de colis livrés augmente d’année en année. Pour ne prendre qu’un exemple, La Poste indique avoir livré 505 millions de Colissimo en 2021 contre 471 millions en 2020. À une époque où l’on parle de plus en plus de faire la chasse aux gaz à effet de serre, le bilan écologique du transport de marchandises commence à peser lourd, en particulier la livraison du dernier kilomètre en ville.
Si les premiers kilomètres sont bien maîtrisés, les coûts de transport sont de plus en plus élevés quand on se rapproche du client final et les logisticiens sont de plus en plus confrontés au défi de la livraison en 24h ou 48h, qui devient un standard de vente. Ce dernier kilomètre n’est pas seulement très coûteux financièrement, il est aussi très coûteux écologiquement : selon le comité d'analyse stratégique du marché international de Rungis : le dernier km représente environ 20 % du trafic urbain, occupe 30 % de la voirie et est à l'origine de 25 % des émissions de gaz à effet de serre en ville.
De nombreuses pistes sont explorées pour rendre la livraison du dernier kilomètre plus vertueuse. Entre les points relais et autres mutualisation de frêt, la cyclo logistique s’impose de plus en plus comme une solution évidente à cette problématique environnementale. Qu’en est-il à Grenoble ?
Pour en parler, Commune Planète a le plaisir de recevoir aujourd’hui Julien Tavernier, le fondateur des Triporteurs Grenoblois, une société de cyclo-logistique qui va se déployer prochainement à Grenoble.
Une étude à grande échelle réalisée en 2018 par l’ONG Birdlife International avait dressé un constat accablant : la baisse des populations d’oiseaux est un phénomène qui va cent fois à dix mille fois plus vite que la normale. Plus récemment, une étude de l'IPBES (l'équivalent du GIEC pour la biodiversité) parue 2021 a confirmé cette situation et nous alerte également sur la situation des insectes pollinisateurs dont les populations ont diminué de -80% dans certains endroits.
Aucun endroit sur la planète n’est épargné. Certes, certains endroits loin de chez nous ont la particularité de présenter une très forte densité d’espèces menacées comme les forêts brésiliennes, l’Himalaya oriental, Madagascar etc., mais la situation des oiseaux en France est loin d’être favorable non plus. L’inquiétude s’amplifie car même des espèces d’oiseaux très familières sont désormais touchées. D’aucuns avancent que les campagnes françaises seraient délestées d’environ un tiers de leurs populations d’oiseaux.
Les raisons de ce déclin sont diverses mais dans tous les cas les activités humaines sont en cause : pollution, exploitation forestière, agriculture intensive et usage de pesticides, urbanisation, chasse etc.
Qu’en est-il en Isère près de chez nous ? Pour en parler, Commune Planète reçoit aujourd’hui Marie-Paule de Thiersant, présidente de la Ligue de Protection des Oiseaux pour la région Auvergne-Rhône Alpes.
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