Les évangiles sont des textes de la tradition chrétienne qui racontent la vie de Jésus. Saint Matthieu est l’un des quatre évangélistes. Il a connu Jésus dont il a été un des douze apôtres. C’était un juif vivant à Capharnaüm. En tant que publicain, c’est-à-dire un percepteur d’impôt, il était perçu comme un traître au service de l’occupant romain.
L’Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu est le premier des quatre évangiles et le premier des textes du Nouveau Testament. Il a été écrit autour des années 70, 80, probablement depuis une communauté syrienne d’Antioche-sur-l'Oronte, aujourd’hui Antakya (Turquie).
Composé en milieu juif, l’évangile de Matthieu s’adresse à des judéo-chrétiens, c’est-à-dire à ces juifs attirés par le message de Jésus qui se sont vus peu à peu exclus par les sages, au premier temps du judaïsme rabbinique.
S’il montre un profond désir de conserver la loi juive, le texte de Matthieu insiste sur le commandement de l’amour du prochain. En cela il marque une opposition avec les pharisiens, à qui il est reproché de préférer la loi à l’amour.
L’évangile de Matthieu est le plus long des quatre évangiles. Il a la particularité avec celui de Luc de raconter l’enfance de Jésus (chapitres 1 et 2). Il n’accord qu’un chapitre (le dernier) à la Passion du Christ, sa mort et sa résurrection. Les prises de parole de Jésus, émaillées de paraboles, ainsi que ses discours occupent une place centrale. Le plus célèbre est le sermon sur la montagne, appelé aussi les béatitudes.
Jusqu'au concile Vatican II, l’évangile de Matthieu a longtemps été le plus lu lors des messes dominicales. Il est décrit comme l’évangile de l’Église car on y trouve un verset fondateur pour l’Église : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église" (Mt 16, 18). On lit l’évangile de Matthieu durant l’année A.
L’Évangile de Matthieu fait partie des trois évangiles synoptiques. « Synoptique » est un mot grec qui signifie « vue d’ensemble ». Cela signifie que les textes de Matthieu, de Marc et de Luc présentent des points communs et même, parfois, se répètent.
L’évangile de Marc est le premier à avoir été écrit. C’est aussi le plus court des quatre évangiles. On dit qu’il se lit en une heure. Certains l’apprennent même par cœur ! Cet évangile insiste sur l’identité de Jésus, fils de Dieu, et la nécessité de son supplice sur la croix et de son passage par la mort.
Selon les spécialistes, l’évangile de Luc puise largement dans celui de Marc. Il montre la continuité entre les annonces de prophètes du Premier ou Ancien Testament et l’action de Jésus.
Le quatrième évangile, celui de Jean, est à part. C’est aussi le plus tardif des évangiles. Il se distingue des synoptiques par son style et sa structure. Il accorde une grande importance aux signes dans la vie de Jésus, présenté comme l’incarnation de la Parole de Dieu.
L’évangile de Matthieu est commenté sur RCF. Dans la Prière du matin, retrouvez les évangiles des jours de la semaine commentés et accompagnés de chants pour entrer dans la méditation et la prière. Dans Enfin une bonne nouvelle, retrouvez un commentaire approfondi et détaillé de l’évangile du dimanche.
Nous aspirons tous à être heureux. L’Évangile a son mot à dire sur le sujet. Mais c’est une parole qui risque de bien de décaper nos croyances et nos attentes. Dans l’évangile de ce dimanche, on découvre le bonheur tel que Jésus le promet. Explications de Patrick Laudet, diacre du diocèse de Lyon.
Jésus se disait-il qu'il était le messie ? Dans l'évangile de ce dimanche, il demande à ses disciples : "Pour vous qui suis-je ?" Une question que chacun est invité à se la poser, selon le Père Jean-Marie Ploux, prêtre de la Mission de France. Jésus lui-même s'est certainement posé la question de son identité...
"Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur." (1 Jn 4, 20) Cet extrait de la Première lettre de Jean résume bien le passage de l’Évangile de ce dimanche. Un spécialiste en Écritures saintes vient demander à Jésus quel est le plus grand des commandements. Jésus lui explique alors que l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont indissociables. Et qu'en vivant ce double engagement il s'inscrit dans la continuité de la loi qu'il désire honorer. Explications du Père François Lestang, bibliste.
"Travailler plus pour gagner plus." On connaît le fameux slogan et la logique économique qui veut que plus le temps de travail est long, meilleur sera le salaire. L’évangile de ce dimanche vient balayer ces calculs et remettre en cause le droit du travail. Normal, c’est une parabole ! Et comme à chaque fois que Jésus utilise ces petites histoires allégoriques, il vient interroger nos façons de voir le monde, de penser ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, et bousculer nos certitudes...
L'Évangile de ce dimanche raconte l'un des épisodes les plus fameux de la vie de Jésus, où les disciples le voient marcher sur l'eau. Pourquoi ce miracle ? Pourquoi est-il dit que Jésus a bravé les éléments, lui qui a refusé d'exercer sa puissance lors de sa Passion ? Commentaires du Père François Lestang, bibliste.
Pourquoi Jésus a-t-il besoin de disciples ? Dans l'Évangile de ce dimanche Matthieu nomme un par un ces hommes à qui Jésus accorde des pouvoirs. Mais quels pouvoirs et pour quoi faire ? Commentaires de Nicole Fabre, bibliste et pasteure de l'Église protestante unie de France.
Dans l'évangile de ce dimanche, fête du Christ-Roi, Matthieu fait dire à Jésus des paroles décisives. En racontant la parabole dite du jugement dernier, il nous fait comprendre que toute personne rencontrée parmi les plus fragiles d’entre nous est le visage même de Dieu. Explications de Frère Alain Durand, dominicain.
Le texte de l'Évangile de ce dimanche a effrayé pas mal de croyants. Dieu serait-il ce juge implacable qui surveille nos moindres faits et gestes et nous demande des comptes ? La façon dont on a interprété la parabole des talents a pu faire croire à un Dieu sadique, pervers, qui veut nous prendre en faute. Pour le Père Jean-François Noël, prêtre et psychanalyste, "le vrai drame de l’homme, c’est ce qu’il pense ou croit penser de Dieu".
L’image de la lampe est souvent utilisée pour parler de la vie spirituelle. Une lampe allumée qui éclaire et réchauffe. Une lampe qui brille dans la nuit. Jésus utilise cette métaphore en racontant une parabole où entrent en scène dix jeunes filles impatientes de rencontrer leur époux. Seulement voilà, elles n’ont pas la même façon de vivre le temps. Cinq d’entre elles brûlent de désir mais négligent leur endurance. Les cinq autres sont plus sages et vont pouvoir s’appuyer sur leur maturité. Commentaires du Père Sébastien Antoni, prêtre assomptionniste.
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