Jour de Joie

Présenté par Michel Mertens

Chaque semaine, Michel Mertens et ses chroniqueurs vous donnent ou redonnent le goût de la Parole biblique. L'équipe vous propose une méditation biblique hebdomadaire sur les textes de la liturgie dominicale. Une méditation actualisée des textes proposés par l’Eglise afin d’en tirer toute la saveur.

Jour de Joie

Présenté par Michel Mertens

Chaque semaine, Michel Mertens et ses chroniqueurs vous donnent ou redonnent le goût de la Parole biblique. L'équipe vous propose une méditation biblique hebdomadaire sur les textes de la liturgie dominicale. Une méditation actualisée des textes proposés par l’Eglise afin d’en tirer toute la saveur.

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29 min
Commentaire liturgique - 18ème Dimanche du Temps Ordinaire
Présenté par Michel Mertens
«C’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel». Cette réflexion de Jésus évoque l’épisode fameux de la manne que le Dieu de l’Alliance donne aux fils d’Israël lors de leur pérégrination dans le désert. La première lecture va nous faire réentendre cet événement décisif, entre le passage de la mer rouge et l’entrée dans la redoutable solitude du Sinaï.

Quitter l’esclavage pour affronter la liberté... Mais cette sortie est accompagnée d’un risque : s’enfoncer dans le rien, dans le désert, accepter de laisser derrière soi, de l’autre côté de la mer, les assurances qui à la fois opprimaient et comblaient.

Le mot hébreu pour parler de la manne n’est pas, comme nous l’avons entendu, «quelque chose de fin», mais, plus brutalement, du «maigre rugueux», un aliment râpeux, inconfortable, qui creuse en nous un manque fondamental et ainsi révèle le plus profond de notre être. Oui, c’est par une nourriture âpre, et non plus du petit lait, que pourra se révéler à notre conscience que la vraie liberté va de pair avec l’accueil d’une nourriture nouvelle, qui ne vient pas nous bourrer et dont le goût nous est inconnu : le goût de l’autre, le goût de ce Dieu différent, maigre et rugueux qui fera de nous, comme dit saint Paul, un homme nouveau.

Liberté et accueil du don de l’autre, paradoxalement, avancent en se tenant main dans la main. Le désir de l’homme et le désir de Dieu se rencontrent, s’embrassent et dans l’amour, se font grandir.

C’est dans cette étreinte fondamentale que nous nous recevons de l’Autre, que nous nous recevons de notre Dieu et que nous acceptons ce dont Il nous alimente, que nous découvrons en fin de compte comment nous sommes aimés, que nous nous découvrons nous-mêmes dans son regard amoureux, que notre âme devient libre.

Les apôtres ont osé dire à Jésus : « Donne-nous de ce pain-là ». Ils veulent une nourriture nouvelle. Mais le pain de la liberté est âpre … En effet, il va être question de quitter le pain de l’esclavage pour affronter le pain de la liberté. Cela ne sera peut-être pas si facile. C’est une initiation et un éveil qui ne vont pas de soi.

Le paradoxe est bien là : le désir de goûter à la liberté promise se heurte à la crainte de perdre ses sécurités. De même, faire le pas de la foi, ce n’est pas le confort des certitudes, mais le risque de l’aventure.

Invité : Myriam Tonus, Laïque Dominicaine, Chroniqueuse dans la presse écrite, accompagna-trice fédérale de sens auprès du Patro, Auteur du livre récent : "L'Evangile dans la chair" aux Editions Jésuites.
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30 min
Commentaire liturgique - 17ème Dimanche du Temps Ordinaire
Présenté par Michel Mertens
Ce dimanche, il va beaucoup être question de foules en dés errance, et de la sollicitude de Dieu pour accueillir « tous les affamés de la Terre ». Mais Dieu est-Il la réponse à tous les cris des affamés ? Remarquons aussitôt : Jésus comme Elisée ont besoin qu’une personne offre généreusement ce qu’elle a … Pour que son plan sur le monde puisse se réaliser, Dieu aurait donc « besoin des hommes »?

Ce n’est pas le côté miraculeux de le multiplication des pains qui importe même s’il ne faut pas en rejeter la possibilité. Avons-nous conscience que c’est Dieu qui prend soin de son Peuple à travers notre consentement : «Tu leur donnes la nourriture au temps voulu ; tu ouvres ta main : tu rassasies avec bonté tout ce qui vit », avons-nous chanté dans le psaume.

On peut résumer : Dieu fait l’impossible avec notre possible. Il nous aide à franchir la peur de manquer. Saint Paul nous y invite lorsqu’il écrit : «Ayez beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour … tel est l’appel inscrit dans notre vocation de baptisé».

Les deux récits de multiplication montrent qu’après avoir donné de son nécessaire, voici que ce nécessaire produit un reste qui est l’intérêt de ce qui a été investi sous forme de don. Cela nous renvoie enfin à nos eucharisties.

A la messe, le pain que nous rompons et que nous mangeons, s’il ne dit rien de ce que nous avons à donner et à partager, il a beau être consacré, il ne nous nourrira pas. Mais si nous acceptons de partager, le texte de saint Jean nous le montre de manière impressionnante, nous entrons dans le mystère de Dieu.

« Rassemblez les restes … pour que rien ne soit perdu » : c’est une ligne de fond qui parcourt tout l’évangile. On pourrait même dire que l’Évangile est précisément cela : que rien ne soit perdu. C’est-à-dire que tout aille à la vie, que tout passe sur l’autre rive du monde, son autre versant. Oui que tout passe dans la plus grande force de vie, que tout soit sain et sauf.

Les disciples, ceux qui se sont mis à la suite de Jésus, sont invités à faire cela : prendre soin de tout ce qui rend la vie plus humaine, aller vers ce qui est perdu, aller rechercher ce qui se perd … Le divin est de ce côté-là.

Invité : Myriam Tonus, Laïque Dominicaine, Chroniqueuse dans la presse écrite, accompagna-trice fédérale de sens auprès du Patro, Auteur du livre récent : "L'Evangile dans la chair" aux Editions Jésuites.
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30 min
Commentaire liturgique - 15ème Dimanche du Temps Ordinaire
©RCF
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Présenté par Michel Mertens
Nul n’est prophète en son pays, dit le dicton. Jésus lui-même a subi les sarcasmes dans la synagogue de son village. Mais quelques siècles avant lui, le prophète Amos avait été chassé de son pays et de son temple.

Vingt siècles après lui, de nombreux chrétiens à travers le monde doivent quitter leur région parce qu’ils y sont persécutés ou simplement parce que, à cause de leur foi, ils sont exclus et ne peuvent trouver du travail … La religion, souvent, au lieu de rassembler, divise les croyants.

C’est une vision prodigieuse que nous délivre Paul dans la lettre aux Ephésiens. Nous y découvrons que Dieu a un immense projet sur le monde : « Il nous a bénis, Il nous a choisis ».

Saint Irénée a écrit : « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant … Et la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu ».

Nous vivons au quotidien avec les yeux rivés sur nos pieds pour ne pas tomber. Et si nous levions un peu les yeux pour contempler le mystère de Dieu qui se déploie devant nous ? Le mystère de Dieu, à défaut d’être sous le mode du dévoilement, est-il au moins sous le mode de l’espérance ?

Etre interpellés par la Parole de Dieu fait-il de nous des envoyés pour la transmettre aux autres, ou sommes-nous seulement des écoutants qui la méditons en secret ?

Par quelle force pourrions-nous proclamer une parole et poser des actes qui disent la proximité et la bienveillance de Dieu ? Qu’est-ce qui pourrait nous donner la force de témoigner, de lutter contre le mal pour construire un monde plus humain ?

Vous avez certainement entendu parler de l’Abbé Pierre. Durant l’hiver de 1954, les températures sont tombées durant plusieurs semaines sous les 15 °C en dessous de zéro. Ce prêtre, ancien résistant et ancien député, lance des appels pour que l’on vienne en aide à tous ceux qui sont à la rue. Il lance ce qu’il désignera lui-même comme « l’insurrection de la bonté ».

Si nous ne sommes pas tous des « héros de la charité », pouvons-nous nommer des petits gestes du quotidien qui nous ont mis en route?

Invité : Laurent Verpoorten, Licencié en communication et agrégé de philosophie, animateur-producteur à RCF-Liège.
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27 min
Commentaire liturgique - 13ème Dimanche du Temps Ordinaire
Une parole forte ce dimanche : « Dieu n’a pas fait la mort » va nous dire le Livre de la Sagesse. Et une autre dans l’évangile de Marc à propos de la fille de Jaïre qui est mourante : « Talitha koum » qui se traduit : « Je te le dis, lève-toi ».

Oui Dieu n’est pas contre l’homme. Mais plutôt Il demande que par la foi l’homme devienne un « vivant ». Etre croyant, ce serait se mettre du côté de la Vie ?

Nous allons entendre un passage des Actes des Apôtres où l’apôtre Paul interpelle la communauté pour qu’elle soit généreuse à son égard. Il n’est pas facile de demander de l’aide, de l’argent. Mais Paul veut montrer que la générosité et le partage sont également signe que l’on se met du côté de la Vie.

Dans l’évangile de Marc, nous allons entendre 2 récits de miracles imbriqués l’un dans l’autre : la demande de guérison de Jaïre pour sa fille, puis la guérison de la femme malade et enfin la résurrection de la fillette. Il y a douze ans que la femme est malade et la fillette a douze ans également ; dans un cas comme dans l’autre, les ressources humaines de la médecine sont épuisées.

Si Marc tient ainsi à noter l’impuissance des hommes, c’est pour mieux faire ressortir le pouvoir de Jésus : un pouvoir tel qui émane de lui, qui lui échappe pour ainsi dire (la guérison de la femme au milieu de la foule), un pouvoir qui va jusqu’à ressusciter les morts (la fille de Jaïre).

Nous avions commencé par la phrase tirée du Livre de la Sagesse : « Dieu n’a pas fait la mort ». Et nous terminions avec les deux guérisons où Jésus se manifeste comme « le Seigneur de la Vie ».

En sommes-nous si convaincus ? Oserions affirmer que la mort est un sommeil dont Jésus peut nous réveiller ?

Invité : Abbé Jean-Pierre Pire, Curé-Doyen de la Ville de Liège, formateur Mess’AJE en catéchèse biblique pour adultes.
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27 min
Commentaire liturgique - 12ème Dimanche du Temps Ordinaire
L’évangile de ce jour va nous parler de l’épisode du Christ qui traverse le lac de Galilée au moment où va se lever une forte tempête.
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27 min
Commentaire liturgique - 11ème Dimanche du Temps Ordinaire
La clé qui ouvre toutes les lectures que nous offre la liturgie de ce dimanche, nous la trouvons dans le début de la 2e lecture. Saint Paul nous y dit : « Nous avons pleine confiance, tout en sachant que nous sommes en exil loin du Seigneur tant que nous habitons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, nous cheminons sans voir. »

Vivre dans la confiance alors que l’avenir est obscur... Et pourtant : «De nouveaux rameaux vont germer du vieil arbre sec» nous annonce Ezéchiel. Et si le miracle de la foi, justement, ne serait-ce pas qu’au sein même de l’épreuve, elle se purifie et s’approfondit ? C’est exactement ce qui s’est passé pour Israël : l’exil à Babylone a été l’occasion d’un sursaut extraordinaire de la foi juive.

Il y a un grand paradoxe dans le témoignage chrétien : être à la fois les deux pieds dans la glèbe du monde, et prétendre être dépositaire d’une vision ultime sur les êtres et les choses. Le chrétien est-il crédible lorsqu’il « ose » une interprétation ultime du sens des choses et du monde alors que par solidarité il conviendrait qu’il demeure dans le monde ?

La première parabole de l’évangile, que Marc est le seul à rapporter, exprime cette confiance optimiste : «Nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.» Que le semeur s'en tracasse ou non, le grain pousse tout seul et se développe. En nous et autour de nous, Dieu est à l’œuvre de manière cachée, imperceptible, sans que nous en ayons conscience.

N’y aurait-il une autre leçon à tirer de la petite parabole du grain qui pousse tout seul ? Une leçon de patience. Un proverbe oriental dit : «Ne pousse pas la rivière, elle coule toute seule.»

En Isaïe 55, on trouve : « ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. » Invitation à ne pas chercher à contrôler la Parole de Dieu. En effet ce qui est en notre pouvoir ne serait-ce pas de devenir témoin du mystère du Royaume de Dieu qui grandit malgré nous ?

Il nous reste donc à faire la place à la Parole, que nous retrouvons dans chaque eucharistie, à l’accueillir dans un cœur vide et non soucieux d’efficacité, à la murmurer comme la très belle prière de Marie Noël :

«Mon Dieu, source sans fond de la nature humaine, je laisse en m’endormant couler mon cœur en vous comme un vase tombé dans l’eau de la fontaine et que vous remplissez de vous-même sans nous.»

Invité : Eric de Beukelaer, Chanoine à la Cathédrale, Vicaire Général du Diocèse de Liège.
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27 min
Commentaire liturgique - Dimanche de la Sainte Trinité
Ce dimanche après la Pentecôte, nous célébrons la « Sainte Trinité ».

La Trinité ? Comment en parler ? C’est l’histoire de ce Dieu transcendant qui, sans cesser d’être qui Il est, sans quitter son altérité, veut cependant se compromettre lui-même, jouer son existence au coeur de notre histoire. Le Transcendant, le Tout-Autre, ne veut pas dire lointain, hors de portée, extérieur.

Néanmoins le mot « Trinité » n'est pas dans la bible. Rappelons-nous que si tout commence par l’AT où Dieu se révèle au Sinaï dans la nuée (Première lecture de ce jour au Livre du Deutéronome), tout prend une ampleur au NT à l’Incarnation. L’évangéliste Jean rapporte une parole du Christ : « Baptisez-les aux noms du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Le sens du mot « Trinité » reste abstrait. Mais par quels mots peut-on désigner Dieu ?

On peut dire : Dieu est «Lumière» : Celui qui est à l'origine de tout, qui fait voir les choses autrement, qui dévoile.

On peut dire aussi : Dieu est «Souffle», désignation que Jésus aime utiliser, et qui, dans les langues sémitiques, rappelle que si Dieu est «Père», il est aussi «Mère» (souffle, dans ces langues, est au féminin). L’Esprit est le principe féminin de Dieu qui nous met au monde autrement.

On peut dire ensuite : Dieu est «Relation». Si Dieu est Unique, Il n’est pas solitaire qui n’aimerait que lui-même, Il est Relation, circulation de l’Amour. Et c’est par l’Esprit que circule la Vie, l’avenir du monde et de l’Homme.

Enfin, Dieu est « Père », mais un Père qui aime comme une Mère. Saint Paul dans sa Lettre aux Romains résume tout en disant : « Abba, Père ».

Nous célébrons la fête de la Trinité : «un seul Dieu en trois Personnes». Formulation qui dit tout mais n’explique rien ... Nous avons bien besoin de l’inspiration de l’Esprit Saint. Un Dieu qui est famille : Père, Fils et Esprit.

Mieux qu’une explication, je propose une image racontée par un enfant : la catéchiste avait pris trois allumettes qu’elle avait allumées ensemble, puis avait joint les trois flammes, qui désormais n’en faisaient plus qu’une seule. Trois minuscules bouts de bois, mais une seule lumière qui les réunissait comme si cela allait de soi, dans l’évidence d’une clarté unique.

Dans l'eucharistie, il y a beaucoup de moment où nous évoquons le Trinité. Il y a bien sûr le Credo.

Invité : Abbé Jean-Pierre Pire, Curé-Doyen de la Ville de Liège.
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27 min
Commentaire liturgique - Dimanche de Pentecôte
Au baptême du Christ, l’Esprit Saint est descendu sur le Christ, Fils de Dieu devenu le fils de l'homme, pour s'habituer avec lui à habiter le genre humain.
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27 min
Commentaire liturgique - 7ème Dimanche de Pâques
Entre Pâques et la Pentecôte, il y a comme des « points de suspension » comme l’attente d’un événement « exceptionnel » qui redonnera sens. A partir de l’Ascension qui vient d’être célébrée, la communauté est dans l’attente. Est-il imaginable que tout ce que les apôtres ont vécu avec le Christ reste sans lendemain ?

Grande question : « Qui pourra témoigner des merveilles que Dieu a faites en Jésus ? »

Le mystère de l’Ascension est un espace de silence fécond. Jésus, la Parole vivante, s’est éloigné. Comme au Sinaï, la nuée a tout recouvert. Le divin est-il à tout jamais hors de portée ? Il ne resterait que le témoignage de « ce que nous avons vu et entendu de Lui ». Quel Testament nous a-t-Il laissé si ce n’est « qu’il faut désormais nous aimer les uns les autres » ?

« La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant », a écrit saint Irénée. Quelle est la nouveauté de Dieu qui trouve le sens de son être dans le bonheur et la vie de l’homme ? Dieu ne serait pas négation de l’homme mais bien plutôt l’avenir de l’homme ?

Nous allons écouter le testament du Christ dans l’évangile de Jean.

En ces jours qui nous séparent de la Pentecôte, pouvons-nous brûler pour que vienne l’Esprit de Dieu et sur le monde ?

Invité : Abbé Ralph Schmeder, prêtre dans l’UP de l’Alliance (Grivegnée-Jupille), animateur-producteur chez RCF.
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27 min
Commentaire liturgique - 6ème Dimanche de Pâques B
Dans la liturgie de ce 6ème dimanche après Pâques, nous allons être comme des enfants à l’écoute d’un père qui, sur le point de quitter les siens, leur confie son testament.
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27 min
Commentaire liturgique - 5ème Dimanche de Pâques
En ce 5ème dimanche du Temps Pascal, il va beaucoup être question de l’exigence de « demeurer en Dieu ». Après l’image du Bon Pasteur, Jésus propose l’image biblique de la vigne et des sarments. Il invite ses disciples par ces mots : «Demeurez en moi comme moi en vous. De même que le sarment ne peut porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus si vous ne demeurez pas en moi».
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27 min
Commentaire liturgique - 4ème Dimanche de Pâques
Tout dans la Liturgie de ce jour va tourner autour du nom : Par quel nom avez-vous agi ? Par le nom de qui prétendez-vous être sauvés ? Comment désignez-vous Celui en qui vous croyez ? L’évangéliste Jean désignera Jésus comme « le Bon Pasteur ».
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27 min
Commentaire liturgique - 3ème Dimanche de Pâques
Dans son discours relaté au Livre des Actes des Apôtres, saint Pierre ne manque pas de culot. Il affirme : «Vous aviez renié Jésus en présence de Pilate qui était décidé à le relâcher. Vous avez renié le Saint et le Juste.» Deux fois, Pierre dit aux gens qu’ils ont renié Jésus. Il semble oublier qu’il leur avait donné l’exemple, le mauvais exemple, trois fois. Il s’était pourtant déclaré prêt à aller avec Jésus en prison et à la mort. Jésus l’avait prévenu : «Le coq ne chantera pas aujourd’hui avant que toi, par trois fois, tu aies nié me connaître.»

Mais qu’est-ce qui fait qu’un humble pécheur devienne un jour un témoin fidèle?

Saint Jean va nous parler du Ressuscité comme «le Défenseur», Celui qui nous libère du péché. « Car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur. » (1 Jn 3,20)

La miséricorde offerte par le Christ me fait songer à ce que saint Claude La Colombière disait à une abbesse : «Je ne sais ce que vous voulez dire avec votre désespoir, on dirait que vous n’avez jamais entendu parler de Dieu, ni de sa miséricorde infinie.»

Jésus vient au milieu des siens et leur dit « la paix soit avec vous ». Curieusement sa présence ne suscite pas la joie, mais la peur : « Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit ». Alors Jésus va procéder en cinq étapes pour les faire passer de la peur à la joie.

Cinq étapes pour y arriver : 1) dépasser la peur par l’accueil de Sa parole – 2) oser le geste de la main tendue – 3) prendre le temps du partage du pain – 4) relire le passé à la lumière de sa présence aujourd’hui – 5) accepter la mission de témoigner de Lui.

La communauté des croyants est plus qu’une société humaine, plus qu’une association religieuse. La communauté chrétienne se définit par « l’intelligence des Ecritures » et « le partage du pain ». Avec comme conséquence qu’Il ouvre le cœur à l’action de grâce et à la Joie.

Invité : Sébastien BELLEFLAMME - Chroniqueur pour le Journal Dimanche.
Initiateur de projets pastoraux et interreligieux auprès des jeunes.
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2eme dimanche de Pâques
Croire en la résurrection, ce n’est pas adhérer à une croyance, c’est «vivre en ressuscité».
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27 min
Commentaire liturgique - Jour de Pâques
Être témoin du ressuscité suppose aussi la capacité de voir, et de voir avec les yeux de la foi. « Il vit et il crut ». Au matin de Pâques, le ressuscité n’a laissé que quelques indices : un linceul et des linges. Et pourtant … il n’y a rien à voir sauf un tombeau vide.

Dans l’évangile ce n’est pas l’autorité, Simon-Pierre, mais l’autre disciple qui, le premier, a cru à partir des traces laissées dans le sépulcre. Il s’agit de regarder avec le coeur et souvent des gens simples sont plus aptes et rapides à voir et à reconnaître les signes de la Providence. « Il vit et il crut ».

Saint Paul écrit aux Colossiens : «Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut». Ce que Paul appelle les «réalités d’en-haut», il le dit dans les versets suivants, c’est la bienveillance, l’humilité, la douceur, la patience, le pardon mutuel.

C’est quoi donc « Vivre en ressuscité » ? Il ne s’agit donc pas de vivre une autre vie que la vie ordinaire, mais de vivre autrement la vie ordinaire ; sachant que cet «autrement» est désormais possible.

Accueillons la Séquence solennelle de Pâques : “A la victime pascale offrez votre louange”. Car vivre en ressuscité est une audace : celle d’oser la louange.

À la Victime pascale, chrétiens, offrez le sacrifice de louange. L'Agneau a racheté les brebis ; le Christ innocent a réconcilié l'homme pécheur avec le Père. La mort et la vie s'affrontèrent en un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne.

« Dis-nous, Marie Madeleine, qu'as-tu vu en chemin ? » « J'ai vu le sépulcre du Christ vivant, j'ai vu la gloire du Réssuscité. J'ai vu les anges ses témoins, le suaire et les vêtements. Le Christ, mon espérance, est réssuscité ! Il vous précédera en Galilée. »

Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts. Roi victorieux, prends-nous tous en pitié ! Amen.

C’est non seulement le premier jour de la semaine, mais aussi le moment de l’aurore où le jour commence à poindre : tout a saveur de commencement. C’est le jaillissement d’une création nouvelle : «Voici que je fais toutes choses nouvelles». Christ est ressuscité ! Une annonce qui a bouleversé l’Histoire.

Et pourtant, quelle sobriété du récit, quelle discrétion de Dieu ! Pas de manifestation spectaculaire. Jésus ne s’est pas montré en gloire, de façon triomphante, au sommet du temple de Jérusalem ou en haut du Mont Thabor. Il s’est manifesté par un signe en creux : le tombeau vide. Etrange signe : « Circulez, il n’y a rien à voir. »

Il y a d’abord la ferveur : tout le monde court en ce matin de Pâques. Mais ce n’est pas une compétition pour être le premier ou le meilleur. C’est une course pleine de prévenance, de sollicitude, d’empressement, d’urgence même.

Et c’est vrai qu’on attend d’un disciple de Jésus qu’il agisse avec enthousiasme, qu’il vive sa foi sans tiédeur. Jésus désire que ses disciples soient joyeux et répandent du bonheur. Rien ne sert de parler de la joie, mais que celle-ci se répande par contagion. Notre Eglise sera-t-elle contagieuse de la joie de Pâques ?

Invité : Chanoine Eric de Beukelaer, Vicaire Général du Diocèse de Liège.
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Commentaire liturgique - Dimanche des Rameaux
La liturgie nous propose ce dimanche l’entrée dans la Semaine Sainte avec la célébration des Rameaux.

Dans le monde juif à ce moment de l’année, c’est la fête des récoltes, appelée «Souccot». Jésus entre dans cette fête de la Pâques juive. Mais si les palmes sont signe d’un couronnement, Jésus, juché sur un ânon à la manière de deux prophètes avant Lui : Balaam et Zacharie, a le triomphe humble et grave.
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Commentaire liturgique - 5ème Dimanche de Carême
Le message chrétien passe souvent pour nos contemporains comme une exaltation de la privation et de la souffrance. Le message de Jésus ne vient pas exalter la souffrance, il vient selon l’heureuse formule de Paul Claudel «la remplir de sa présence». Telle est la Loi de Dieu : une Alliance au plus intime du cœur de l’homme.
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Commentaire liturgique - 4ème Dimanche de Carême
DR.
DR.
Ce 4ème Dimanche de Carême est dénommé « Laetare » : étape de mi-parcours vers Pâques, moment de questionnement. Les lectures de ce jour ont l’allure d’un procès : se pourrait-il que Dieu soit en colère contre les hommes ? Difficile d’imaginer un Dieu « Juge ».
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Commentaire liturgique - 3ème Dimanche de Carême
D.R.
D.R.
Dans les lectures de ce jour, il sera question de « La Loi de Dieu », autre manière de dire « Les Dix commandements ». Comment comprendre que le don que Dieu fait à son peuple sur la montagne du Sinaï, c’est « Une Loi » ?
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