Le 1er novembre de chaque année, les catholiques célèbrent la Toussaint, la fête de "tous les saints". Au lendemain, soit le 2 novembre, ceux-ci commémorent tous les fidèles défunts durant le Jour des morts. Quelle différence entre la Toussaint et le Jour des morts ? Qu’est-ce que la mort pour les chrétiens ? L'âme d'un défunt va-t-elle au purgatoire, en enfer ou au paradis ? À travers ce dossier, RCF vous invite à découvrir comment les chrétiens envisagent la vie après la mort et quels sont les rites qui accompagnent le deuil.
Instituée au cours des premiers siècles du christianisme pour commémorer les martyrs, la Toussaint est célébrée par les chrétiens catholiques et orthodoxes le 1er novembre. Durant cette journée, ceux-ci rendent hommage à "tous les saints". Les protestants ne vouant aucun culte aux saints, ceux-ci ne célèbrent pas cette fête.
La Toussaint ne doit pas être confondue avec le Jour des morts, célébrée le lendemain, soit le 2 novembre, consacrée à la commémoration des défunts.
Durant ces deux jours, nombre de fidèles se rendent au cimetière afin de fleurir la tombe de leurs proches décédés et s’y recueillir.
Selon le pape François, "la sainteté est ce qui nous sépare du vulgaire au sens fort du terme : ce qui nous rend grand, ce qui nous grandit sans nous extraire du monde."
Si la sainteté est ce à quoi tous les fidèles catholiques sont appelés à devenir après leur mort, certaines personnes sont authentifiées "saintes" par l'Église catholique à l'issue d'un procès en béatification. Après avoir été déclaré "vénérable", l'individu examiné doit être "béatifié" et avoir pour cela porté à crédit au moins un miracle, et enfin être "canonisé", c'est-à-dire avoir été déclaré comme ""étant auprès de Dieu" par l'Église.
Près de 900 nouveaux saints depuis l'élection du cardinal argentin en 2013.
Chez les chrétiens comme dans de nombreuses communautés dans le monde, honorer les morts et les "saints" revêt une très grande importance. Pour les fidèles, l'âme d’un défunt quitte son corps pour atteindre le purgatoire, un temps donné pour se purifier avant la rencontre avec Dieu. Sauvée par Dieu, l’âme entre dans la vie éternelle, dans le Royaume des Cieux.
Durant la Toussaint, les fidèles catholiques célèbrent tout particulièrement la communion des saints. Ce dogme constitue une forme de solidarité entre les défunts et les vivants. Les croyants la confessent chaque fois qu’ils récitent le Credo.
Dans la tradition catholique, une personne très malade ou en fin de vie peut recevoir l’onction des malades, un sacrement délivré pour préparer le fidèle à quitter le monde et rejoindre Dieu.
Entre la mort et les funérailles a lieu la mise en bière, généralement confiée à des professionnels qui préparent le corps du défunt avant de le placer dans un cercueil.
Lors de la première nuit qui suit le décès, certains proches souhaitent se rassembler autour du défunt lors d’une veillée mortuaire afin de lui rendre hommage, de partager leur chagrin, et d'entamer un deuil. Ce rite est cependant de moins en moins pratiqué.
Lors de funérailles, un office funèbre est célébré en présence du défunt, généralement par un prête. Si l’Église catholique a rapidement instauré l’inhumation comme rite funéraire, l'incinération est aujourd’hui aussi tolérée.
Le 1er novembre, c’est la Toussaint. Une fête que les catholiques célèbrent avant la commémoration des fidèles défunts, le 2 novembre. Quelle est la signification de la fête de tous les saints ? Pourquoi dit-on que l’on célèbre aussi les saints "inconnus" ?
L'Abbé Vincent Lafargue est prêtre dans le diocèse de Sion en Suisse. À l'âge de 25 ans, sa vie a changé lorsqu'il a vécu une expérience de mort imminente après un accident de moto. Ce jour-là, il a vu son corps, inanimé, autour de médecins. Pourtant, il est presque miraculeusement revenu à la vie. Témoignage.
Souvent on confond le jour des morts et la fête de la Toussaint. Une confusion que l'on peut regretter, mais qui mérite qu'on s'y arrête selon Martin Steffens. Pour le philosophe, le christianisme est une religion qui encourage à jouer le jeu de la vie, c'est-à-dire à assumer cette contradiction entre la vie qu'il faut vivre pleinement et la mort à laquelle il faut consentir.
Des rites de moins en moins présents, des traumatismes liés au Covid, des cimetières virtuels avec des QR codes, des discussions avec des défunts grâce à l’intelligence artificielle… Autant d'éléments qui ont modifié notre rapport aux défunts que nous vous proposons d’explorer avec le Père Jean-François Meuriot, directeur de Institut de sciences et théologie des religions (ISTR) à Marseille et membre de l’Observatoire des nouvelles croyances à la conférence des évêques de France.
Célébré au Mexique, El dia de los muertos, “le jour des morts” en espagnol, débute le 31 octobre et se poursuit les 1er et 2 novembre, jours durant lesquels les catholiques fêtent la Toussaint et le Jour des morts. Reconnue par l’Unesco comme patrimoine culturel immatériel, cette fête, mélange de rites religieux indigènes et de fêtes chrétiennes, consiste à honorer les défunts dans une explosion de joie et de couleurs.
Si durant la Toussaint, les catholiques et les orthodoxes honorent et prient les saints de l'Église chrétienne, ça n'est pas le cas de protestants. Pour eux, cette date entre en contradiction avec les fondements mêmes de leur confession. Explications.
Lors de la fête de la Toussaint, le 1er novembre, les catholiques célèbrent les saints. C'est aussi l'occasion de prier pour les bienheureux, les vénérables et les serviteurs de Dieu. Autant de titres que l'Église catholique peut attribuer à un baptisé après sa mort. Sous quels critères ? Et que signifient-ils ?
Rien ne pouvait préparer Philippe Piganeau à l'immense épreuve qu'il allait devoir endurer : en 2004, Cécile, sa jeune épouse est emportée par une récidive de cancer en quelques semaines. Le voilà veuf avec quatre enfants en bas-âge. Avant de partir, Cécile a eu cette mystérieuse phrase à son attention : "Je ferai en sorte que tu reçoives la foi." Une parole qui va devenir la pierre d'angle de la reconstruction de Philippe.
Célébrée par les peuples celtes il y a plus de trois millénaires, Samhain était célébrée du 31 octobre au 2 novembre, afin d'honorer les ancêtres passés dans l'"au-delà". Si cette fête a été balayée par le christianisme au VIIème siècle, elle est réapparue sous la forme folkorique d'Halloween dans les années 50.
Le jour de la Toussaint, les catholiques du monde entier fêtent les saints. Des personnes dont la vie est empreinte des valeurs de l'Évangile. Mais devenir un saint authentifié par l'Église Catholique prend du temps. Le père Christian Venard était l’invité de la matinale, il explique le processus.
"C'est quoi la mort ? Où on va quand on meurt ? Est-ce que ça fait mal de mourir ?" Quel parent ne sera pas un jour ou l'autre confronté à ces questions et resté un peu désarmé pour répondre à ces questions ? À l'occasion de la Journée des Défunts, des pistes pour vous accompagner avec Nadège Pétrel, infirmière puéricultrice, maman et auteure de "50 clés pour aider un enfant face à la peur de la mort" publié aux éditions Eyrolles.
Pour les catholiques, la communion des saints est un dogme c’est-à-dire "une vérité incontestable". Mais qui sont les "saints" dont on parle ? Et comment être en "communion" ? Croire à la la communion des saints, c'est croire qu'il y a un lien entre les morts et les vivants, et même une forme de solidarité. Explications à l'occasion de la fête de la Toussaint, le 1er novembre, et de la commémoration des fidèles défunts, le 2 novembre.
Dites-nous ce que vous faites de vos morts et nous vous dirons qui vous êtes. Depuis des millénaires, les rites funéraires constituent un des fondements de notre civilisation et de sa culture. Comment ces rites et les lieux qui les accueillaient ont-ils évolué ? Réponses de l'historien Régis Bertrand, qui a co-dirigé le livre "Cimetières et tombeaux - Patrimoine funéraire français" (éd. du Patrimoine, 2018).
En matière de sainteté, l'Église catholique propose des Vincent de Paul, des François de Sales, des Catherine de Sienne, des François d’Assise ou des Thérèse de Lisieux... Des géants de la foi, autant dire des modèles impossibles à imiter. Mais il y a aussi "les saints de la classe moyenne" : les Monsieur et Madame Tout-le-monde, celui ou celle qui fait ses courses pour nourrir sa famille, la religieuse âgée qui continue de sourire, l'enseignant qui essaie de donner le meilleur de lui-même aux élèves. Le pape François nous dit que la sainteté n’est pas réservée aux gens extraordinaires : c’est le message de son exhortation apostolique "Gaudete et exsultate - Sur l'appel à la sainteté dans le monde actuel" (2018). Le Père Philippe Abadie nous montre toute la beauté de ce texte.
Sidération, perte des repères, prise de conscience, acceptation : ainsi les spécialistes décrivent-ils les différentes étapes du deuil. Pourtant, la douleur éprouvée après la mort d’un proche ressemble plus à une multitude de sentiments entremêlés, qui surgissent et reviennent, comme la colère, la tristesse, le sentiment dépressif et même la culpabilité. Peut-on vraiment parler d'étapes pour le décrire le deuil ?
En 40 ans, le nombre de crémations est passé de 1 % des décès en 1980 à 40,46% selon les derniers chiffres de la Fédération française de la crémation. Que dit ce changement de mode de sépulture de notre rapport à la mort et au deuil ?
Des groupes de paroles entre parents qui ont perdu un enfant, une écoute attentive par des correspondants locaux et un accueil inconditionnel dans toutes les étapes du deuil au rythme de chacun, c'est ce que propose l'association Jonathan Pierre Vivante présente en Normandie.
Béatrice Chaigneau, correspondante de l'antenne du Havre, en parle au micro de Pauline Martin.
Aujourd’hui, jour de commémoration des défunts, est un moment traditionnel de mémoire pour les familles dans les cimetières. Alors que notre société s’interroge sur les enjeux de la fin de vie, nous nous questionnons aussi sur notre manière de vivre la mort. Christian de Cacqueray, fondateur du Service Catholique des Funérailles, est au micro de RCF et de RND pour en parler.
Chaque année, le 2 novembre, l’Église catholique commémore les fidèles défunts, un moment fort qui suit de près la Toussaint. Cette journée de prière pour les défunts répond à une longue tradition chrétienne qui invite les vivants à se souvenir de leurs proches disparus, mais aussi à les accompagner de leur prière. Et honorer ses morts par une démarche au cimetière est une façon de l’incarner. Explications avec Don Alban Dyèvre, vicaire de la paroisse Saint Aubin aux Ponts-de-Cé.
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